LE FLASH INFO :

 
EN IRAK :

Un point sur Mossoul : Nous savons que plus de 50 000 personnes ont quitté la ville depuis le début de l’offensive contre l’organisation Etat islamique. L’affluence de ces déplacements massifs de population continuent avec l’amplification des combats.

« Les forces irakiennes nous ont dit qu’on pouvait rester chez nous. Mais il y avait des tirs, des explosions. On a eu peur que Daech revienne dans notre quartier »
 

Khazir, le camp de déplacés abrite déjà 17 000 personnes. Il est situé à l’est de Mossoul. C’est la région qui a accueilli le plus grand nombre de personnes chassées de chez elles par les combats, depuis le début des opérations militaires visant à la libération.

EN ISLANDE :

L’Islande, nouvelle terre d’asile :

« Quand on nous a annoncé que c’était l’Islande, on ne savait même pas où c’était. On a cherché sur Internet et on a vu qu’il n’y avait que des ­volcans. »

Ahlam Watti et sa famille font partis des 74 réfugiés sélectionnés par l’Agence des Nations Unies pour être « relocalisés » en Islande, depuis 2015. Sur cette île, l’immigration est considérée comme un atout et non comme un problème. La population et l’Etat se mobilisent pour accueillir du mieux possible ces réfugiés venus du Moyen Orient en offrant logement, vêtements, cours de langue… .Tout est mis en œuvre pour favoriser leur intégration à tel point que plusieurs partis politiques font campagne pour favoriser cette lancée.

Désintox les Décodeurs :

Revenons sur une intox qui a fait grand bruit cette semaine. Il s’agit d’une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux montrant un sapin de Noël pris d’assaut par de jeunes musulmans. Comme vous vous en doutez, cette vidéo (qui a été tournée, selon les internautes, en France ou en Suède) a été reprise par de nombreux comptes que ce soit sur Twitter ou Facebook. Elle a servi d’alibi à des internautes d’extrême droite pour accuser une fois de plus les musulmans « de ne pas respecter nos valeurs occidentales » comme on peut le lire sur certains tweets.

L’origine de la vidéo a été retracée et il se trouve qu’en réalité elle provient d’un centre commercial au Caire et que les assaillants sont des enfants qui ont été maîtrisés par le personnel en charge de la sécurité à la suite de leurs actes.


REVUE DE PRESSE :

Cette semaine, on vous propose une revue de presse tournée vers les mineurs réfugiés !

 

Des mineurs migrants victimes de travail forcé en France, affirme l’ ONG Safe Passage UK. Cet article provenant du Gardian, relayé par Médiapart, rapporte que des mineurs, anciennement issus de la « Jungle » de Calais seraient forcer de travailler gratuitement dans des fermes. Le texte revient sur une question : ces pratiques, un esclavage moderne ou un travail en retour ? Le débat est lancé sur le blog de Médiapart.  « Nous avions travaillé toute la journée à cueillir des pommes et on nous laissait manger les pourries. Les autres devaient être vendues en France » selon un des 33 réfugiés..

Le journaliste revient également sur les conditions d’accueil, mauvaises selon Safe Passage UK.

EN TURQUIE :
 

Cette semaine, on vous propose d’écouter un podcast d’Europe 1, Les carnets du monde, qui vous emmène à la rencontre d’enfants syriens réfugiés dans un camp à la frontière turque. La journaliste a été guidée par une adolescente de 14ans à travers ce camp où 60% des réfugiés sont des enfants. Le camp est une « vraie petite ville avec des cliniques, des écoles et des terrains de jeu » explique la jeune fille avant d’ajouter : « les autres filles de mon âge n’ont à pas du tout la même vie, la mienne est bien plus dure ». Le reportage propose des témoignages sur les conditions de vie des mineurs et les activités disponibles pour eux dans le camp qui se divisent entre aller étudier dans une des 112 classes ouvertes par l’Unicef ou le centre de loisirs.

Danse thérapie


Pour finir, un petit reportage disponible sur le site internet de la BBC. Tourné en Turquie, il fait le portrait de Michal Bardavid, citoyenne turque qui a décidé, en parallèle de son métier de journaliste, d’utiliser son diplôme en danse thérapeutique pour aider les enfants réfugiés à se remettre des traumatismes qu’ils ont pu vivre lors de leur traversée ou lors des guerres qu’ils ont eu à affronter.

Environ 3.5 millions en Turquie, les enfants sont parfois obligés de travailler pour aider leur famille à subvenir à leurs besoins. « Ce n’est pas quelque chose de normal pour les enfants » raconte la thérapeute face caméra.

De plus, en vue des traumatismes qu’ils ont vécus, ils oublient qu’ils sont des enfants, chose que veut leur rappeler la jeune femme. Ainsi, lors de ses séances, des phrases telles que « je suis en sécurité », « je suis à la maison », « je suis un enfant » ou encore « je suis aimé » sont criées par les enfants en même temps qu’ils effectuent les gestes de danse.

 


LE +

Le + de cette semaine, c’est une proposition de la mairie de Paris qui vous explique comment accueillir un réfugié chez vous. Ce dispositif, baptisé Elan, fait figure de première en France au lendemain du démantèlement de la jungle de Calais qui a révélé des difficultés pour loger les réfugiés. Ainsi, le Samu, qui s’occupe des cohabitations, est à la recherche de 200 foyers prêts à accueillir un nouveau venu pour une durée de 3 mois à 1 an mais aussi à partager des moments conviviaux avec lui. Nadège Letellier, responsable du projet Elan explique :


« Apprendre le français à l’intérieur d’une famille c’est un facteur stimulant, positif, dynamisant en termes de maîtrise de la langue, de recherche d’un travail et d’un logement ».

Une fois le réfugié installé, c’est l’équipe d’Elan, composée de conseillers en insertion, de psychologues et de référents sociaux, qui va suivre et accompagner au plus près les bénéficiaires mais aussi épauler les accueillants lorsque des incompréhensions apparaissent. Parce que vivre ensemble signifie compromis, que ce soit avec sa propre famille ou un total étranger.


Léa Gorius, Manon Debut & Quentin Trigodet
(Crédits photos : REUTERS/Zohra Bensemra ; Le Monde ; Safe Passage UK)