LE FLASH INFO :

 
EN BULGARIE :
 

En Bulgarie, des réfugiés se sont violemment opposés à la police, pour cause : le bouclage du camp de Harmanli, lié à la crainte des habitants de la ville de la propagation d’une maladie de peau. Cette information est reprise dans les médias locaux.

La directrice de l’agence bulgare pour les réfugiés a déclaré à la radio qu’il s’agissait d’une rumeur infondée.
 

EN GRÈCE :
 

En Grèce, les affrontements entre les réfugiés et la police font suite au décès d’une irakienne de 66 ans et d’un enfant de 6 ans dans un incendie. Tous deux ont été touchés par l’explosion d’une bouteille de gaz.

Le drame à eu lieu dans le camp de la Moria, sur l'île grecque de Lesbos, et a entraîné des violences dans le camp. Le Premier ministre a expliqué que le gouvernement grec allait intensifier ses efforts pour assurer la sécurité et la qualité de vie dans les centres d'accueil.
 

EN TURQUIE :


En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan, a réagi à la décision du Parlement européen de geler la procédure d’adhésion de la Turquie à l’Union Européen. Le président turc a menacé d’ouvrir les frontières du pays aux réfugiés, mettant fin ainsi à l’accord qu’il avait passé avec l’Union Européenne en mars 2016.

Rappelons que la Turquie accueille sur son territoire plus de 2.7 millions de réfugiés syriens.
 



LA REVUE DE PRESSE :

FRANCE :
 

Ce 27 novembre, Carine Fouteau et Irene Casado, journalistes de Mediapart publient un article intitulé « Des Soudanais de Calais accueillis à Marseille ont repris le chemin de l’exil ». Ces soudanais font partie des réfugiés qui ne souhaitent pas démarrer une demande d’asile pour résider en France. Ceux-ci ne peuvent donc  être accueillis qu’un mois au sein des CAO. Le texte revient sur la période passée dans le centre : «C’était confortable et propre, chacun avait une chambre individuelle et nous partagions une cuisine, des toilettes et une douche ».

Les deux journalistes expliquent cependant que pour encourager les exilés à quitter Calais, lors du démantèlement, les autorités ont fait savoir que la procédure de Dublin ne s’appliquerait pas. Mohajir, un des soudanais a vu sa demande d’asile refusée pour cause de réadmission en Hongrie. Enfin, pour ceux qui ne désirent pas rester, l’Angleterre n’est plus non obligatoirement la destination à atteindre : « J’irai aux Pays-Bas, ou en Belgique ».
 

Manifestations de soutien aux réfugiés
 

Enfin, le Parisien publie un article titré « A Paris et Nantes, des manifestations pour soutenir les réfugiés ». Un millier de personnes se sont rassemblées selon la police ce samedi 26 novembre.

L’article revient sur le déroulement de cette manifestation dans laquelle l’on pouvait apercevoir des banderoles en arabe, anglais et français disant «Migrant-e-s bienvenue!», «Pas de frontières entre nous », «les migrants ont des droits».

Claude, militant associatif de 32 ans affirme : « on est dans un des pays d'Europe qui accueille le moins de migrants. C'est ridicule face à ce que fait l'Allemagne ou la Suède ».


ETATS-UNIS - Thanksgiving, une fête pour célébrer l’accueil des Pilgrims par les Américains natifs

« En ce Thanksgiving, souvenez-vous que les pèlerins américains étaient des réfugiés aussi» : c’est le titre d’un article du Huffington Post qui date de 4 jours. L’article rappelle que les États-Unis ont une longue histoire en ce qui concerne l’accueil des réfugiés.

En effet, les premiers sont les Européens qui ont fui les persécutions religieuses et les maladies dans leurs pays. Thanksgiving, permet à l’origine de rassembler les Américains natifs et les « Pilgrims » pour les remercier de partager leurs terres et leurs ressources.

Des valeurs quelque peu oubliées puisque la semaine dernière une douzaine de Républicains et de Démocrates ont voté une pause dans l’accueil des réfugiés pendant que le Sénat, lui, a décidé de durcir les démarches d’obtention des visas étrangers.

LE +
 

Le + de cette semaine, c’est le retour sur le programme du gagnant de la droite et du centre François Fillon en matière d’immigration.

Le programme de François Fillon en matière d’immigration est basé sur plusieurs points : tout d’abord « maîtriser l’immigration légale » : il évoque notamment une « dérive » qui continue de s’aggraver, et pour réagir à cela, il demande l’instauration d’un quota qui fixerait la limite du nombre de personnes pouvant être accueillies sur le territoire.

Il évoque notamment la forte natalité de la France par exemple par rapport à l’Italie ou l’Allemagne. Il invoque également un risque de communautarisme : « Dans certaines zones de notre territoire et plus précisément dans la périphérie des grandes métropoles, la proportion de population étrangère ou d’origine étrangère est déjà très élevée, avec un risque évident de communautarisme. ». Un argument qui ne manquera pas de parler à la droite de la droite.

« Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement socialiste, l’acquisition de la nationalité française vient couronner un processus d’intégration d’abord, d’assimilation ensuite et ne saurait être un instrument au service de l’intégration ou de l’assimilation des étrangers. » FDC : la grande question, ici, est de savoir si l’intégration, et l’assimilation sont des pré-requis pour obtenir la nationalité, comme l’affirme FF, ou de savoir si la nationalité française offre au contraire, ces possibilités d’intégration. La question soulevée ici, est aussi la question de l’intégration, ou de l’assimilation, souhaitable ou non, pour les hommes et femmes recevant la nationalité française. Selon le candidat des Républicains à la présidence, la réponse est toute trouvée, l’un ne va pas sans l’autre.

Manon Debut, Léa Gorius, Quentin Trigodet
(Crédits photos : Creative Commons ; François Guillot/AFP)