Depuis le début de cette année 2016, les annonces de candidatures à l'élection présidentielle se multiplient.

 

Aujourd'hui, on compte déjà plus d'une dizaine de personnes qui se sont déclarées candidates à l’élection présidentielle qui se tiendra en France le 23 avril et le 7 mai 2017. Cependant, pour tous ces candidats, il faudra d’abord récolter les 500 signatures d'élus français pour que la candidature soit homologuée par le conseil constitutionnel. Les élus sont les députés, les sénateurs, les parlementaires européens, les conseillers régionaux et généraux ainsi que des membres de l'Assemblée corse et des Assemblées d'outre-mer.

Si pour certains l'annonce de cette candidature ne faisait aucun doute, pour d'autres elle est pour le moins surprenante.


Mélenchon et Le Pen au rendez-vous

 

Un des premiers à s’être lancé dans la course à l’Élysée a été Jean-Luc Mélenchon. Le député européen a annoncé sa candidature sur le plateau du 20 heures de TF1 le 10 février 2016. Si son annonce de candidature en elle-même n'a surpris personne, c'est plutôt le timing qui a étonné les observateurs. En effet, quatrième de l'élection présidentielle en 2012 avec 11 % des voix, et étant un des hommes politiques les plus présents dans les médias, Mélenchon semble être très bien placé pour récolter les 500 signatures nécessaires à la validation de sa candidature. De plus, cette annonce de candidature a été préparée dans le plus grand secret puisque les alliés avec lesquels il avait formé la coalition du Front de gauche en 2012 n'étaient pas au courant. Il a de plus réaffirmé son opposition à l'organisation d'une primaire à gauche.

 

Après un suspense « insoutenable », Marine le Pen a également annoncé sa candidature à l'élection présidentielle au début du mois de février 2016, également sur le plateau de TF1. Troisième de l'élection présidentielle en 2012 avec 17,9 % des voix, la présidente du Front National n'a jamais semblé autant en mesure de contrecarrer la domination du PS et des Républicains sur le paysage politique français.

 

Une autre candidature qui ne faisait aucun doute était celle du député-maire de Yerres, Nicolas Dupont-Aigant. Le président de Debout La France l'a annoncé comme Marine le Pen et Jean Luc Mélenchon avant lui sur le plateau de Gilles Boulleau le 15 mars dernier.


Les autres candidats

 

Alors qu'on attendait François Bayrou, c'est finalement le vice-président du MoDem, Jean Lassalle, qui s'est déclaré candidat à l'élection présidentielle alors que certains cadres du parti souhaitent s'engager personnellement au profit d'un candidat dans la primaire de la droite. Le député a annoncé sa candidature mi-mars sur les ondes de France-info. Il devrait rencontrer plus de difficultés à récolter les 500 signatures que les deux candidats précédents puisque le parti ne compte que 35000 adhérent et est souvent associé aux Républicains. De plus, il ne possède pas la notoriété de François Bayrou.

 

A la gauche de la gauche se profile une nouvelle bataille entre Nathalie Artaud et Philippe Poutou après celle de 2012 remportée par ce dernier qui avait réunis 1,15 % des suffrages exprimés contre 0,86 % pour la présidente de Lutte Ouvrière. Alors qu'on s’attendait à une candidature d'Olivier Besancenot, c'est finalement le candidat de 2012 qui a été choisi le 20 mars dernier pour représenter le NPA. L'annonce d'une candidature alors que le parti est en pleine bataille pour le retrait de la loi du travail s'explique par la possible difficulté que va rencontrer ce dernier pour réunir les parrainages nécessaires à la validation de sa candidature. Une semaine plus tôt, c'est Nathalie Artaud qui a été investi par le congrès de son parti pour défendre les couleurs de Lutte Ouvrière.

D'autre candidats se sont également déclarés, comme les régionalistes Paul Mumbach et Christian Troatdec ou le conseiller départemental du territoire de Belfort, Bastien Faudrot.

 

Pour tous ces candidats, il faudra maintenant s'atteler à trouver les 500 signataires pour se plonger vraiment dans la campagne présidentielle et pourquoi pas créer une petite surprise.