Et la terreur frappa à nouveau la France...

(Reuters/Eric Gaillard)

Le 15 juillet au matin, la France s'est réveillée abasourdie par les événements survenus la veille à Nice.

Sur la promenade des anglais, il est 22h30 lorsque un camion fonce sur les niçois et touristes qui se sont réunis pour admirer le feu d'artifice tiré à l'occasion de la fête nationale. Si dans un premier temps , le fait que le chauffeur ait perdu le contrôle de son véhicule semble l’hypothèse la plus probable, les policiers se rendent vite compte qu'au vu du mode opératoire, le chauffeur avait pour objectif de faire le plus de morts possible. En effet, après avoir forcé un barrage de police empêchant les véhicules de circuler sur la promenade des anglais, le chauffeur a foncé dans la foule sans s’arrêter ce qui réfute la thèse de l'accident. On dénombre aujourd’hui 84 morts et encore de nombreux blessés en situations graves.

L'auteur de cet attentat se prénomme Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Tunisien de 31 ans. Si la piste terroriste semble désormais confirmée avec la revendication de l'attentat par l’État Islamique, le profil du terroriste semble peu commun. En effet, les enquêteurs n'ont trouvé chez lui aucun message de radicalisation ou d’allégeance à Daech. Selon le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, l'auteur de l'attaque s'est radicalisé très vite ce qui expliquerait qu'il n’était pas fiché en tant que potentielle menace pour la sécurité du pays.

Moins d'un mois après le drame de Magnanville, l'Etat islamique, par l'intermédiaire de ce qui semblerait être à nouveau un loup solitaire, frappe à nouveau la France. Il semblerait donc que l'organisation terroriste ait changé son fusil d'épaule privilégiant ainsi des individus isolés et solitaires plutôt que des cellules organisées comme il ont pu le faire pour les attentats de Paris et de Bruxelles, du moins le temps que ces cellules se reconstruisent suite à leur démantèlement par les enquêteurs de ces drames. Plus que jamais, l'état islamique paraît capable de frapper n'importe où et n'importe quand, et ce malgré tout les efforts de nos forces de police et de nos effectifs militaires dans une France où l'état d'urgence est désormais en vigueur depuis plus de huit mois.