L’extrême droite est de plus en plus présente en Europe. La présence d’un candidat d’extrême droite au second tour des élections présidentielles 2017 en France, la constitution d’un gouvernement incluant la Ligue du Nord en Italie et la montée du parti d’extrême droite slovène en attestent.

Par Léo Sanmarty
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13 juin 2018

Souverainiste, populiste, europhobe, souvent raciste et xénophobe, l’extrême droite en Europe joue sur plusieurs de ces maux pour attirer les électeurs. Le vieux continent est submergé par la vague nationaliste.

 

Une montée en puissance

Le dernier pays européen en date touché par la montée de l’extrême droite est la Slovénie. La droite identitaire et xénophobe a remporté les élections législatives ce dimanche 3 juin avec près de 25% des voix.
 

Le Parti démocrate slovène (SDS) de Janez Jansa, ancien Premier ministre conservateur, a convaincu les électeurs en agitant la menace d’une «invasion» migratoire.
 

En Italie : L’Italie est le premier pays européen avec une coalition d’extrême droite. Le mouvement populiste 5 étoiles et le mouvement d’extrême droite la Ligue du Nord, sont à la tête du gouvernement.

Aux dernières législatives en 2018, l’extrême droite italienne a raflé 22,3% des voix.
 

En Autriche :  L’année dernière, le candidat du FPO Norbert Hofer a perdu face à l’ancien dirigeant des Verts Alexander Van der Bellen, au second tour de l’élection présidentielle. Le parti a obtenu 26% des voix lors des dernières élections législatives de 2018.
 

En Hongrie : Si le pays n’est pas officiellement d’extrême droite, la politique du Premier ministre hongrois Viktor Orban fait de la Hongrie une des places fortes du populisme en Europe. Les dernières élections législatives de 2018 ont été remportées par la droite Fidesz, avec près de 50% des voix, alors que le parti ultranationaliste a lui réalisé un score de près de 20%.
 

En Suède : En 2014, le parti Démocrates suédois (SD), issu du néonazisme, a remporté près de 13% des voix aux législatives. 13,9%, la même année, en Lettonie, pour le parti d’extrême droite.
 

Au Danemark : En 2015, 21% des électeurs danois ont voté pour le parti d’extrême droite du pays, qui arrive à la seconde place des élections législatives.

 

La France a fait de son côté pâle figure avec le second tour de la dernière élection présidentielle entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen (Front National). En Allemagne, la montée en puissance du parti d’extrême droite AFD (près de 12% des voix aux dernières législatives de 2017) inquiète, non sans nous rappeler des heures sombres de notre histoire.