Fausses menaces, réels dangers

Depuis quelques semaines se multiplient de fausses alertes terroristes. Des SMS, des articles fumeux relayant d’une possible menace d’attentat dont « il est officiellement interdit de parler ». S’il est difficile de démêler le vrai du faux, prenez toutefois garde avant de diffuser ces alertes.

 

Des hoax surgissant de nulle part
 

« Attentat à Enghien », « risque d’attaques Place de Clichy »… Cela fait quelques semaines que ce type d’alerte se propage sur le web. Par sms, mail ou sur les réseaux sociaux, il est parfois difficile d’échapper à ces messages qui vous veulent du bien. Si, depuis le 13 novembre, une extrême prudence est de mise, si un attentat peut surgir n’importe où, n’importe quand, il convient de garder son sang-froid.

Vouloir protéger sa famille et ses amis en relayant cette nouvelle est tout à fait humain. Seulement, il convient auparavant de vérifier qui en est l’émetteur. Propager la rumeur d’une éventuelle attaque dans tel quartier est particulièrement dangereux. Cela peut notamment perturber les services de police, pour rien.


 

Réaction officielle de la police
 

Ces hoax, fausses rumeurs sur les réseaux sortent d’on ne sait où, d’« ami d’un ami qui connaît quelqu’un… » par exemple. Dernièrement, les rumeurs sorties sur le net émaillaient de l’arrestation de deux jeunes femmes projetant sur Facebook d’effectuer un attentat « semblable à celui du 13 novembre ».

Instaurant évidemment un climat pesant, ces messages jouent sur le fait que la police ne pourrait pas tout dire, devant légitimement cacher certaines choses à la population pour ne pas l’affoler. Cela a rapidement fait réagir la Préfecture de Police, qui indique : « Ne propagez pas les rumeurs, pour tout renseignement consultez les sites officiels. ». Ainsi, la police assure que toute menace sérieuse sera relayée sur les sites officiels de la police. Pour l’instant, aucune information à ce sujet n’est jamais parue et il semble hautement improbable que cela soit le cas un jour.


 

La population n’a pas besoin de ça
 

Si, comme après le 7 janvier et le 13 novembre, la tension semble doucement retomber, la paranoïa disparaissant peu à peu chez chacun d’entre nous, il semble inéluctable qu’un nouvel attentat arrivera un jour sur le territoire français. Il est donc important de garder à l’esprit que les services de renseignement travaillent dans l’ombre et qu’il est extrêmement rare qu’un risque d’ampleur passe à travers les mailles de leurs filets. Sachons donc raison garder, laissons les professionnels travailler et continuons à faire ce que nous savons faire de mieux : lutter contre l’obscurantisme de Daech, à notre façon. 

(Pixabay)