Le « FestiTour », c’est le rendez-vous de l’été que vous propose La Pause Actu. Armés de nos appareils photo et de nos oreilles aiguisées, nous partons à la rencontre des festivals qui font vos vacances. Interviews d’artistes, rencontres dans les coulisses, ambiance, concerts, sandwichs triangle et bières, vous ne louperez rien ! Pour ce premier numéro, nous vous emmenons avec nous à la conquête de Marseille, avec le festival Marsatac.

Texte et photos
Julia Maz-Loumides

2 juin 2018

Avec une affiche en béton qui ne va pas attirer que les sudistes, le festival Marsatac compte bien envahir le Parc Chanot de Marseille les 15 et 16 juin à coups de concerts, rap, techno et glace à la fraise (vanille aussi, pas de jaloux). Le passage à la vingtaine promet des surprises comme une prolongation le 17 juin, les doigts de pieds en éventail à la plage du petit Roucas. Retour sur le festival qui entame la saison !

L'affiche de Marsatac

Attaque éclair
 

Pas à pas, le festival marseillais qui accueillait des artistes sudistes élargit ses horizons. Rassemblant d’abord des stars du hip-hop marseillais, Marsatac s’est ensuite attaqué aux grosses pointures de la scène rock et techno pour étoffer sa programmation sur ces vingt années. Déjà l’an dernier, il avait fait un coup de maître en regroupant la Fonky Family pour un concert endiablé au Parc Chanot, que le festival a investi depuis. Obligé de changer de maison à chaque édition pour accueillir un nombre grandissant de festivaliers, Marsatac y a posé ses bagages depuis sa 19e édition.

Et pourtant, tout a commencé par une rencontre. Dans une interview pour L’Express, Dro Kilndjian, le fondateur du festival, parle de ses rêves de départ avec Béatrice Desgranges, la directrice. Dans les années 1998-1999, le duo fait la rencontre des groupes hip-hop marseillais de l’époque, IAM, La Fonky Family, le Troisième œil. Des noms qui titillent les oreilles des sudistes, mais pas seulement. La première édition remplit l’Espace Julien, la deuxième squatte les Docks des Suds en accueillant ses premières notes électros, la troisième se rapproche de sa programmation actuelle… la machine Marsatac se lançait pour une épopée formidable, continuant sa route, chaque année plus ambitieuse que la précédente.

 

Boum d’anniversaire
 

Alors, pour fêter dignement ses vingt ans, Marsatac balance une affiche en béton qui ne nous laisse pas indifférents. Kings of the South du rap français, trois lettres suffisent à démarrer ce programme : IAM. Les rappeurs souffleront également les vingt bougies de leur album L’École du micro d’argent. Si ça, ça ne vous donne pas des frissons sur tout votre petit corps.
Les fans de rap ne seront pas en reste avec un samedi soir en compagnie de Nekfeu. Rejoignent le programme Roméo Elvis, Lomepal, l’étoile montante Moha La Squale ou encore Rejjie Snow.
Côté électro, accrochez-vous à votre cœur qui risque de battre la mesure des sons de Paul Kalkbrenner, Nina Kraviz, Petit Biscuit ou encore Amélie Lens.

Pour célébrer l’événement, le Parc Chanot se transforme en petit îlot paradisiaque, entre transats et palmiers gonflables. Au total, environ 35 000 festivaliers sont attendus pour tremper leurs orteils en se laissant bercer par les notes électro et les punchlines acérées. Nouveauté de cette année 2018, la plage s’étale sur trois scènes : deux intérieurs et une extérieure. De quoi profiter du soleil marseillais en balançant sa tête en rythme, glace à la main.

 

Les pieds dans l’eau
 

Il semblait bien triste pour Marsatac de se cantonner à deux dates pour passer la vingtaine. Pour boucler le week-end en beauté, le festival s’étend donc jusqu’au dimanche avec une affiche entièrement féminine. Au programme : sable chaud de la plage du petit Roucas et électro. Rassemblant des sets de France, du Royaume-Uni et d’Allemagne, ce closing résonnera aux sons de Jennifer Cardini, OR:LA, Rorre Ecco et Ellen Allien. Nous ne vous en disons pas plus, car la suite du FestiTour vous réserve bien des surprises…
 

Le voyage commence le 15 juin, n’entendez-vous pas le chant du sud vous appeler ?