Et le football, il en est où ?

La planète football est bien connue pour ne jamais s’arrêter. A l’aube du mois d’octobre, la deuxième trêve internationale de la saison s’esquisse, et les différents championnats nationaux sont bien lancés. L’heure d’un premier check-point.
 

FRANCE
 

La stratégie du Paris SG est d’ores et déjà validée. Si l’on pouvait reprocher aux Parisiens la saison dernière un jeu très stéréotypé, une équipe franchement hautaine et des résultats en dents de scie, toutes proportions gardées bien évidemment, l’intersaison est venue corriger cela. A coup de millions, Paris s’est bâti une équipe enthousiasmante, en sachant consolider les ratés ou les oublis des derniers marchés. Neymar et Mbappé sont venus construire l’une des meilleures attaques d’Europe et Julian Draxler semble avoir trouvé sa place dans les trois du milieu, reste à savoir si Thiago Motta restera plus longtemps sur le banc. Derrière, Unai Emery a fait son choix, Alphonse Aréola semble débarrassé, pour un temps, de la concurrence de Kévin Trapp.

PAR THÉOPHILE PEDROLA
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Derrière au classement, c’est déjà plus compliqué. L’AS Monaco alterne le très bon et le moins bon, au gré des tirs cadrés de Radamel Falcao, véritable machine à marquer. Seulement, lorsque celle-ci s’enraye, personne ne semble capable de prendre la direction des opérations. Kamil Glik n’est pas aussi souverain derrière qu’il l’était la saison dernière et personne ne semble capable d’amener le grain de folie que représentait Mbappé la saison dernière. Peut-être est-il encore trop tôt pour Jovetic et Keita Baldé, les nouveaux venus. Il faut sûrement être un peu plus patient avec eux, mais pour finir devant le PSG pour la deuxième année consécutive, cela sera sûrement trop léger.
 

Derrière ces deux géants, on constate avec étonnement la présence de Nantes et Caen sur les plus hautes marches. Si pour les Canaris, la patte du nouvel entraîneur Claudio Ranieri se fait sentir – des victoires à l’italienne, acquises sur la plus petite des marges – on est encore plus sceptique quant à la place qu’occupe le SM Caen. Patrice Garande et sa troupe profitent de la faiblesse actuelle des gros pour grimper, mais cela ne durera pas toute la saison. Les supporters caennais ne sont pas dupes et savent que, si leur équipe était toute proche de descendre en Ligue 2 l’an passé, elle cravachera sûrement tout autant cette saison. Juste au-dessus de ces deux larrons figure l’OM, que beaucoup estiment dans une légère crise. Marseille est ambitieux, et les supporters veulent conjuguer résultats et beau jeu. Rudi Garcia a déjà du mérite d’emmener cette équipe sur le podium, en témoigne notamment la difficile dernière victoire face à Nice. Il sera difficile pour les Phocéens de faire mieux qu’actuellement, sur le plan des résultats, qui sont déjà parfois heureux. Attention au retour sur terre.
 

Pendant que ces équipes engrangent, d’autres « gros » sont dans la panade. Citons le début de saison absolument catastrophique de Lille, actuellement barragiste, avec seulement une victoire depuis le début de la saison. Si la patte Bielsa s’était sentie dès le coup d’envoi de la saison, contre Nantes (3-0), depuis c’est le calme plat. Le LOSC n’avance plus. Mais il ne fait nul doute que la machine va vite se remettre en place et on met une belle pièce sur la qualification de Lille pour une place européenne en fin de saison.

On est peut-être, paradoxalement, un poil plus inquiet pour l’AS Saint-Etienne. Si les Verts obtiennent d’excellents résultats depuis août, c’est à chaque fois grâce à un penalty heureux ou un enchaînement de réussite. Si c’est la marque des grandes équipes, cela tiendra-t-il jusqu’à la fin de la saison ? Leur nouvel entraîneur, Oscar Garcia, n’est en tout cas pas satisfait du jeu de son équipe, et la dernière défaite à Troyes (2-1) est venue confirmer ses doutes. Toutefois, sans Coupe d’Europe à disputer, les Verts auront leur épingle à tirer quand les européens commenceront à fatiguer. On pense notamment à l’Olympique Lyonnais, s’ils arrivent à sortir des poules de la C3. Le début de saison des Lyonnais ressemble en effet à un long chemin de croix, entre boulettes défensives et jeu hasardeux devant. Si le spectacle est au rendez-vous à l’OL, c’est bien souvent le cirque qui incarne le mieux le jeu des Lyonnais depuis août.

INTERNATIONAL
 

Dans les principaux championnats européens, on note en Angleterre les performances des deux clubs de Manchester, avec une mention spéciale pour United qui étrille tous ses adversaires avec une facilité déconcertante, profitant notamment de l’intégration express du Belge Romelu Lukaku. Les Red Devils sont néanmoins derrière leurs voisins de City au classement, à cause d’une moins bonne différence de buts. Chelsea, quatrième, connaît quelques trous d’air, après son titre de la saison dernière. On note également de l’autre côté du classement la « performance » de Crystal Palace, qui n’a toujours pas inscrit le moindre but en championnat en sept matchs.
 

Passons en Allemagne à présent, où le géant Bayern Munich connaît quelques difficultés. Après un début de championnat fort peu concluant avec notamment déjà une défaite au compteur, les Bavarois ont vu leur entraîneur Carlo Ancelotti être débarqué sans ménagement. Cela a fait suite à la lourde défaite en Coupe d’Europe contre Paris (3-0). En championnat, c’est le Borussia Dortmund qui fait donc la course en tête, toujours invaincu.
 

En Espagne, football et politique se mélangent ces derniers temps. Barcelone, leader, a rencontré Las Palmas dans un stade vide. L’équipe des Canaries avait décidé d’arborer sur son maillot un petit drapeau espagnol, pour répondre à la position indépendantiste qu’a assumé le Barca. Comme un clin d’œil à l’histoire, le Real Madrid a connu lui quelques soubresauts et n’est que cinquième, devancé par Séville, Valence et ses voisins de l’Atletico. Des Colchoneros qui ont réussi leur entrée dans leur nouveau stade du Wanda Metropolitano, mais qui sont en grande difficulté en Ligue des Champions.
 

Enfin, on termine ce petit tour d’Europe par l’Italie : la Juventus va toujours aussi bien, merci pour elle. Seulement, avec « seulement » six victoires en sept matchs, elle est devancée par Naples, qui réalise un début parfait, emmenée efficacement par le magicien Maurizio Sarri. L’Inter a également très bien commencé, au contraire de son voisin du Milan, seulement septième.


SELECTION
 

Tous les championnats sont donc en pause actuellement, laissant place aux sélections nationales. Nos Bleus vont en Bulgarie pour jouer samedi soir. L’enjeu est important, garder la Suède, deuxième à un point, à distance pour s’éviter des sueurs froides inutiles. Si la France avait disposé des Bulgares sans sourciller au dernier match (4-1), les Bleus ne partent pas gagnants d’avance… Les Suédois, eux, accueilleront le Luxembourg, avant le match des Bleus. Une bonne manière de mettre la pression. Autre adversaire à ne pas écarter, les Néerlandais auront un déplacement compliqué à négocier en Biélorussie.