par Léo Sanmarty

L’organisation Etat islamique a attribué la tuerie de San Bernardino, qui a causé la mort de 14 personnes, à deux de ses partisans Syed Farook et Tashfeen Malik.
 

On en sait désormais plus sur le couple de tueurs de San Bernardino. En effet Daech vient de revendiquer, dans un communiqué audio, la fusillade perpétrée par Syed Farook et Tashfeen Malik qui ont tué 14 personnes mercredi 2 décembre en Californie. Vendredi, une agence de presse proche de L’Etat Islamique (EI), indiquait déjà que les auteurs de la tuerie étaient bien des partisans du groupe terroriste.
 

Tashfeen Malik, cerveau présumé de la tuerie
 

Aucun témoignage, aucune photo, Tashfeen Malik, une jeune femme de 29 ans responsable de la tuerie de mercredi, aurait fait allégeance à l’Etat Islamique juste avant l’attaque. Malik portait le voile intégral et était considérée comme une « femme au foyer typique » par ses voisins, évitant de parler anglais et refusant de conduire selon le journal « Libération ». Les questions affluent, Comment la jeune Pakistanaise s’est-elle radicalisée ? En Arabie Saoudite ? Au Pakistan, où elle a grandi ? Comment a-t-elle rencontrée Farook ? Pourtant peu active sur les réseaux sociaux, Malik aurait affiché publiquement sur Facebook son attachement au groupe Etat Islamique et a son chef Abou Bakr al-Baghdadi. Les utorités américaines n’écartent pas l’hypothèse de l’auto-radicalisation : la fusillade de San Bernardino a peut-être été inspirée par Daesh et rien ne prouve qu’elle a pu être commanditée depuis un pays étranger. Mais le chemin vers la radicalisation de TashMeen malik commence à devenir clair. Elle et son mari, Syed Farook, parents d’une petite fille de six mois qu’ils ont laissée dans leur voiture pendant les faits, ont tiré plusieurs rafales d’arme automatique sur des personnes attablées lors d’un déjeuner de noël. Tashfeen Malik serait le leader de la tuerie mais la seule certitude reste la planification minutieuse de l’attaque du couple ainsi que leurs efforts pour effacer leurs traces suite à la fusillade. Avant une tentative de fuite en voiture le couple avait essayé de détruire les preuves de leur participation en jetant deux téléphones portables dans une poubelle, selon « RFI ».
 

D’une attaque terroriste au débat sur le port d’armes

De son côté, le président américain Barack Obama a déclaré suite à la fusillade : « Nous sommes Américains. Nous défendrons nos valeurs, celles d’une société ouverte et libre. Nous sommes forts. Nous sommes résistants. Et nous ne nous laisseront pas terroriser ». Après la fusillade de San Bernardino, les chiffres des fusillades aux Etats-Unis sont impressionnants : en 2015, 355 fusillades ont été recensées. Sur la chaîne CBS, Barack Obama n’a pu que confirmer ce triste bilan avant de d’exiger des lois pour la régulation des armes. La régulation et l’autorisation laxiste du port d’armes au Etats-Unis ne permet pas la diminution des ces chiffres alors que l’année 2015 semble être l’année de la lutte face aux djihadistes pour qui tous les moyens sont bon dans le but de se procurer des armes, après les attentats de Bamako, Ankara, Paris, Tunis, ou encore Copenhague. Le champ d’action de l’Etat islamique s’agrandit et compte de plus en plus de fidèles qui se radicalisent et commettent même parfois des attentats sans avoir eu de contacts préalables avec l’organisation terroriste en elle-même, comme nous le prouve celui de San Bernardino.

Frederic J. Brown/AFP

LES ETATS-UNIS FACE A L'ETAT ISLAMIQUE