"C'est probablement la première attaque terroriste d'envergure depuis le 11 septembre." Cette phrase du chef de la police de New York, prononcée aux micro des médias américains, montre bien la psychose qui règne au États-Unis après les événement du week-end dernier.

 

Les faits

 

Samedi dernier dans le Minnesota, un individu déguisé en agent de sécurité a blessé un peu moins d'une dizaines de personnes dans un centre commercial, avant d'être abattu par un policier. L'auteur de cette attaque serait un américain d'origine somalienne.
Plus tôt dans la journée, un explosion avait eu lieu dans le New Jersey lors d'une course entre marines. L'engin artisanal était caché dans une poubelle, mais le départ de la course ayant été retardé la bombe a explosé sans faire de blessé. De plus, les enquêteurs ont retrouvé trois autres bombes artisanales sur les lieux, qui n'avaient pas explosé.
Le même soir, une explosion a eu lieu dans le quartier très fréquenté de Chelsea à New York, faisant 29 blessés. Un autre engin explosif a été retrouvé à proximité mais il n'a lui non plus pas explosé. Après une chasse à l'homme de plusieurs heures, le principal suspect de cette attaque a été appréhendé, après la diffusion par la police new-yorkaise d'un avis de recherche. Il s'agit d'Ahmad Khan Rahami, un Afghan de 28 ans naturalisé Américain, résidant à Elizabeth, dans le New Jersey, tout près de New York. Il a été arrêté dans la ville de Linden, à une quinzaine de kilomètres de d'Elizabeth, après un échange de coups de feu avec la police, selon les médias américains.

 

Les revendications

 

Même si ces attaque ressemble fortement a des attaques terroristes, il ne faut cependant pas faire le raccourci trop vite, parce qu'à l'heure qu'il est une seule attaque - celle dans le Minnesota - a été revendiquée par une organisation terroriste, en l'occurrence l’État Islamique via son organe de communication officiel Amaq.

 

Conséquences

 

Ces attaques arrivent dans un contexte particulier aux États-Unis, puisque outre la campagne américaine qui s'intensifie de jour en jour, tous les chefs d’États étaient réunis à l'ONU pour un sommet. La sécurité de New York a donc été renforcée pour limiter les risques d’une attaque de quelconque source qui aurait pu perturber cet événement.

 

Ces attaques perpétrées sur le sol américain et qui témoignent d'une menace de grande ampleur qui pèse aujourd’hui sur les États-Unis recentre de plus en plus la campagne sur la lutte contre le terrorisme. Si l’argumentaire de Donald Trump est totalement trouvé, celui d'Hillary Clinton a de quoi étonner, puisqu'elle a décidé de durcir le ton.

Ces événements pourraient ainsi bouleversé la campagne présidentielle américaine. Les observateurs parlent en effet d'événements d’octobre en avance. Par cette expression, les observateurs entendent un événement qui se déroule peu avant le scrutin et le bouleverse. Ils se basent sur certaines jurisprudences, comme par exemple, en 1980, la prise d'otage de ressortissants américains en Iran, qui avait permis, au vu de l'incapacité de Jimmy Carter de résoudre la situation, à Reagan de le dépasser dans les sondages. Plus récemment, cela c'est vu dans le duel opposant McCain à Obama. La crise des sub-primes et notamment la faillite de Lehman Brothers était venue perturber la campagne de McCain qui assurait publiquement que l'économie américaine était prospère.

Thomas Flenet
(Crédits photo : AFP)

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