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balades polaires à Tromsø

A 1 700 kilomètres au nord d’Oslo, se juche la ville de Tromsø, grande ville la plus septentrionale de la planète. 70 000 personnes peuplent cette ville côtière, typiquement norvégienne.

Par Théophile Pedrola
Photos Clara Gaillot-Gourdon et Théophile Pedrola

7 février 2018

Porte d’entrée du Svalbard, la ville de Tromsø accueille des touristes en quête du grand nord, des aurores boréales et de dépaysement facile. 
Au bord de la mer, la température ambiante ne tombe presque jamais en-dessous des -10 degrés, confortable vu la région. Son accessibilité, avec l’aéroport tout proche, en fait l’une des villes norvégiennes les plus pratiques d’accès, vu le positionnement. 

La ville est en réalité une île, ceinturée par la mer de Norvège et les fjords. Deux ponts la relient au reste du pays, qui est à cet endroit constitué d’une myriade de petites îles, quand ce ne sont pas des glaciers, à perte de vue. 

En cas de beau temps, jusqu’à mi-avril, c’est un des meilleurs spots de la planète pour voir des aurores boréales. Jusqu’en janvier, vous pourrez y croiser des baleines. Seulement, attention à la nuit polaire. De fin novembre à fin janvier, il y fait souvent très sombre. D’ailleurs, à la période de notre visite, début mars, le soleil se cache dès 16h. 

Tromsø, c’est le dépaysement complet, à quatre heures de vol de Paris. 

L’île est reliée au continent par un pont de 700 mètres de long. Elle mène à la fameuse cathédrale arctique, édifice de béton qui tranche le paysage de constructions boisées. Autre destination possible, le téléphérique, qui monte en quatre minutes à plus de 400 mètres de haut, pour offrir une vue panoramique fantastique sur le coin. 

A visiter également, dans le centre-ville, outre l’aquarium Polaria, le petit musée polaire. Situé dans un petit bâtiment en bois rouge sur le port, il abrite l’histoire de la ville et des expéditions polaires. Il vous permettra également de voir de près et de toucher de nombreux animaux polaires empaillés, comme des phoques, des loups, un ours ou un morse. 

Quand la ville vous est connue, y jeter un œil plus lointain s’avère une expérience fantastique. Embarquez sur un des quelques bateaux qui attendent le long du port, vous voilà partis pour un tour de l’île, d’environ trois heures, face aux vents glaciaux. On ressent de suite un goût d’aventure, tout en se préparant une petite soupe de poissons à l’intérieur, car rester plus d’un quart d’heure sur le pont relève de la complexité. 

Après avoir découvert la ville, s’aventurer en territoire moins connu est excitant. Après avoir quitté la ville vers l’ouest en direction d’Eidkjosen, une sorte de petite gare routière, on prend la direction d’Ersfjordbotn, un minuscule village perdu sur Kvaløya. Là, une sorte de plage déserte gardée par deux montagnes, qui dessinent donc une vallée où le bus vous dépose n’importe où, peu importe les arrêts. Au risque d’avoir un peu de mal à le retrouver à la nuit tombée, histoire vécue. 

Là, bien seuls, dans le froid, loin de la ville, à 300 kilomètres au nord du cercle polaire arctique ; on prend une bonne inspiration.