PRÉSENTATION :
 

Nom : Fillon

Prénom : François

Date de naissance (âge) : 4 mars 1954 (62 ans)

Fonctions actuelles : Député de la 2ème circonscription de Paris

Fonctions exercées : Député de la 4ème circonscription de la Sarthe, plusieurs postes de ministres (enseignement supérieur, affaires sociales, parmi les plus prééminents) et Premier ministre pendant tout le mandat de Nicolas Sarkozy.

François Fillon est un peu comme Alain Juppé, il a occupé beaucoup de postes, n’hésitant pas à cumuler, mais à la différence du maire de Bordeaux, le Sarthois n’a jamais quitté la politique.
Suite à la mort de son mentor politique Joël Le Theule en 1980, François Fillon reprend ses mandats, en commençant par celui de conseiller général de la Sarthe en février 1981. En juin de la même année, il est élu député de la 4ème circonscription de la Sarthe. A seulement 27 ans il fait son entrée à l’Assemblée nationale.

Il grimpe alors les échelons du RPR, et ce malgré des différends avec Jacques Chirac. Il est nommé ministre dans les gouvernements Balladur et Juppé entre 1993 et 1997. Il ne redeviendra ministre qu’après la cohabitation en 2002. A partir de 2005, il forme un duo avec Nicolas Sarkozy qui le mènera au poste de Premier ministre pendant 5 ans.

Depuis, il a subi un revers face à Jean-François Copé dans le cadre de l’élection à la présidence de l’UMP. Parti qu’il dirigera quand même, à trois avec Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin dans un triumvirat mis en place suite à la démission de Jean-François Copé dans l’affaire Bygmalion. Depuis, Filon s’est lancé en campagne pour la fonction suprême.

 

SES POSITIONS SUR :

 

L’économie : A ce sujet, François Fillon est souvent comparé à Thatcher, ce qui est totalement anachronique, mais la métaphore se tient si l'on se base uniquement sur quelques-unes de ses propositions économiques. Il serait facile de coller l’étiquette « libéral » sur le dos de François Fillon, mais ce n’est pas tout à fait le cas. Lui-même réfute ce terme, préférant celui de « pragmatique ». Pour renouer avec la croissance et le plein emploi, il souhaite une profonde réforme du marché du travail, la suppression des 35h pour mettre en lieu et place des accords négociés.

François Fillon souhaite également faciliter les licenciements, baisser les impôts pour les entreprises et les investisseur, ainsi qu'une nouvelle réforme des retraites. En bref, rien de bien différent que le programme de ses adversaires. Il se démarque néanmoins dans le vœu de réformer l’assurance maladie, et de modifier le statut des travailleurs indépendants (artisanat et professions libérales) sur le modèle des auto-entrepreneurs.


Le social : Comme ses autres adversaires, le social n’est pas spécialement abordé dans le programme de l'ex-Premier ministre. Ce n’est pas un thème majeur de campagne, ce qui implique donc peu de vraies propositions. Pour combattre le chômage des jeunes, François Fillon souhaite faire de l’alternance la voie d’accès principale au monde du travail.
En effet, selon lui, cette voie permettra de dépenser moins d’argent dans le système éducatif tout en le rendant plus professionnel. Pour appuyer ses propos il n’hésite pas à comparer l’hexagone à d’autres pays, notamment l’Allemagne et le Royaume Uni.

 

La politique intérieure :  Sur les sujets régaliens, François Fillon souhaite rehausser le financement du département de la défense, avec comme visée un objectif de 2% du PIB. Il veut également moderniser l’armée française, en se focalisant sur l’industrie de l’armement afin d'en faire un pilier du dispositif de défense du pays.

En matière de justice, il veut simplifier la procédure de façon systématique et prioritaire, de façon à désengorger les tribunaux. Il souhaite également la création de trois cours d’assises spécialisées dans les sujets liés à « l’islamisme » et au retour d’éventuels combattants de l’Etat Islamique en France. Enfin, François Fillon souhaite la création de 16 000 places de prisons supplémentaires.


La politique extérieure : François Fillon se démarque légèrement de ses adversaires, dans la continuité du « gaullisme » qu’il souhaite incarner. Il veut une indépendance de la France au niveau international, et souhaite réexaminer nos liens avec les pétromonarchies, en particulier avec l’Arabie Saoudite, ainsi qu’un dialogue avec l’Iran. Il va même plus loin en expliquant que la France ne devrait pas prendre parti dans le combat idéologique entre les chiites et sunnites, Enfin, il souhaite également un dialogue avec la Russie et une levée des sanctions économiques, sans pour autant reconnaître officiellement l'annexion de la Crimée.

 


SON IMAGE VUE PAR LES JEUNES :
 

Inès, 26 ans, étudiante en architecture  : « J’ai une certaine sensibilité à droite et je pense que Fillon est le plus présidentiable dans candidats. Néanmoins, ses positions parfois trop conservatrices sur des sujets sociaux me bloquent complètement. Par exemple, il a voté contre la dépénalisation de l’homosexualité en 1981 ou est encore à titre personnel contre l’avortement. »

Louis, 21 ans, étudiant en philosophie :  « Je sais que c'est un ancien Premier ministre qui n'a pas su ou pu saisir sa chance. Hormis cela,  il ne m'évoque pas grand chose tant il n'a pas vraiment su se faire une place dans le débat actuel Je ne connais pas son programme, donc je ne juge pas. »

 

 


Maxime Wangrevelain
(Crédits photo : AFP)