PRÉSENTATION :
 

Nom : Sarkozy
Prénom : Nicolas

Date de naissance (âge) : 28 janvier 1955 ( 61 ans)

Fonctions actuelles : Président des Républicains (présidé actuellement par Laurent Wauquiez en intérim)

Fonctions exercées : Président de la République de 2007 à 2012, Président de l’UMP, Ministre de l’intérieur, Ministre de l’Economie, Président du RPR, Député des Hauts-de-Seine, Maire de Neuilly-Sur-Seine.


Nicolas Sarkozy s’engage très tôt en politique. Dès ses 19 ans, il entre à l’UDR qui deviendra le RPR, l’UMP et enfin Les Républicains. En 1983, à 29 ans, il devient maire de la très riche ville de Neuilly-Sur-Seine. Il devient ensuite député en 1988 dans la 6ème circonscription des Hauts-de-Seine. Lors de la guerre fratricide entre Chirac et Balladur, Sarkozy optera pour le second. Conséquence : il est renié du clan Chiraquien et ne reviendra sur le dessus de la scène qu’en 2002, lorsqu’il atterrit en tant que Ministre de l’intérieur.

En 2007, il se présente aux élections présidentielles et les remportent face à Ségolène Royal du PS. Il dirige la France pendant cinq ans marqués par la grave crise économique et la guerre en Libye. Il se représente en 2012 mais perd face à François Hollande. Suite à cette défaite, il s’exile quelques mois avant de faire son retour en politique, remontant les échelons un par un, en commençant par être élu président de son part, qu’il renomme Les Républicains. Confiant grâce à sa forte popularité à droite mais encore impliqué dans plusieurs affaires juridiques, il se présente naturellement à la primaire de la droite et du centre où il est le second favori derrière Alain Juppé.

 

SES POSITIONS SUR :

 

L’économie : Le Sarkozy de 2007 ressemble beaucoup à celui de 2017 dans ce domaine : on privilégie les entreprises, on baisse les charges, on baisse les impôts et on baisse les dépenses publiques. Sur le papier c’est intéressant, dans les faits ça n’a pas toujours été respecté… L’ex-président souhaite ainsi baisser les charges et réduire massivement la fiscalité sur l’épargne. Il veut, comme tous les candidats de droite, revenir sur le temps de travail, où il explique que c’est à chaque entreprise de déterminer le temps de travail.
 

Lors de son mandat présidentiel, il avait mis en place les heures supplémentaires défiscalisées, mesure retirée par François Hollande, qu’il souhaite donc réappliquer. Sur la fiscalité, il promet une suppression de l’ISF, ainsi qu’une baisse, dès juillet 2017, de 10% de l’impôt sur le revenu. Quant à la fonction publique, il ne change pas d’avis, son objectif est de réduire les effectifs de 300 000 postes pendant le quinquennat. Les heures de travail hebdomadaires, elles, passeraient de 35 à 37 heures.


Le social : Sur le plan social, Nicolas Sarkozy compte porter l’âge de la retraite à 63 ans en 2020 et 64 en 2025. Il souhaite aussi une « dégressivité des indemnités de chômage » de 20% après 12 mois d’inactivité, et d’encore 20% après 18 mois. Sur le plan des libertés individuelles il a dit qu’il ne reviendrait pas sur le mariage pour tous. Il veut aussi réhabiliter Hadopi…

 

La politique intérieure :  Concrètement, rien de nouveau ici non plus. Nicolas Sarkozy mise toujours sur les thèmes de la sécurité, de l’immigration et de l’islam. Il durcit même encore plus ses positions, car il veut notamment suspendre le regroupement familial mis en place en 1976. Concernant l’immigration économique, il souhaite faire passer de 5 à 10 ans la durée de résidence pour devenir français et également mettre en place une politique de quota.
 

Sur la sécurité, une cour spéciale antiterroriste verrait le jour, qui servirait à adapter la justice à la menace djihadiste. Nicolas Sarkozy souhaite également expulser les étrangers « suspects » ainsi que ceux condamnés à une peine d’emprisonnement de plus de cinq ans.
 

Enfin, il souhaite voir émerger un « islam de France ». Pour cela, il veut donner plus de droits au CFCM (le Conseil Français du culte musulman). Il veut aussi expulser les imams « radicaux » et suspendre toutes les aides sociales et familiales pour les femmes portant le voile intégral.


La politique extérieure : Sur l’Europe, l’ex-président souhaite réformer Schengen et l’adapter au monde du XXIème siècle. Voulant vendre les mistrals à la Russie, il est pour un retour au dialogue avec le géant euro-asiatique, mais sans pour autant s’y agenouiller. Il est également favorable à la levée des sanctions économiques. Il veut aussi mettre en place une conférence internationale sur la paix et la stabilité en Méditerranée.

 


SON IMAGE VUE PAR LES JEUNES :
 

Jean, 23 ans, entrepreneur  : « Je n’apprécie pas vraiment Nicolas Sarkozy, surtout depuis 2012 lorsqu’il a viré « à droite toute ».  Pourtant, je ne vois pas qui d’autre a les épaules pour devenir le prochain président. François Hollande est décrédibilisé, le PS est en charpie, Alain Juppé est selon moi trop vieux et le FN n’est pas une option. »

Alexandra 19 ans, étudiante en architecture : « Je me considère sympathisante de gauche, et je n’ai aucune envie de voir Nicolas Sarkozy revenir au pouvoir. Il a tellement de casseroles qu'il devrait déjà être éliminé. Malgré tout, je pense que Juppé gagnera la primaire, et ensuite sûrement la présidentielle… »

 


Maxime Wangrevelain
(Crédits photo : AFP)