PRÉSENTATION :
 

Nom : Copé

Prénom : Jean-François

Date de naissance (âge) : 5 mai 1964 (52 ans)

Fonctions actuelles : Maire de Meaux, Député de la 6° circonscription de Seine-et-Marne

Fonctions exercées : Secrétaire général de l’UMP entre 2010 et 2012, président du parti de 2012 à 2014, plusieurs postes de ministre délégué (intérieur et budget)

Jean-François Copé est particulièrement connu depuis 2012, pour sa lutte pendant de nombreux mois avec François Fillon pour le leadership de l’UMP, et plus récemment, en 2014 avec l’affaire Bygmalion. Mais sa carrière politique a commencé près de 20 ans avant, lorsqu’il a soutenu Jacques Chirac en 1995 contre Edourad Balladur, ou alors quand il a été secrétaire national du RPR chargé de l’économie. En 1995, il devient également maire de Meaux et Député de la cinquième circonscription de Seine et Marne, siège qu’il perd en 1997 lors de la campagne législative anticipée. En 2002, il est élu député de la sixième circonscription de Seine et Marne, puis réélu en 2007 et en 2012.

Tout comme Alain Juppé en 2004, Jean-François Copé a vécu une traversée du désert entre 2014 et 2016 due à son implication dans l’affaire Bygmalion. Depuis il a échappé à la mise en examen et décide donc de revenir au premier plan politique en se présentant à la primaire de la droite et du centre en cette fin d'année 2016.

 

SES POSITIONS SUR :

 

L’économie : Jean-François Copé souhaite mettre en place le référendum d’entreprise, c'est-à-dire un vote dans lequel tous les salariés de l’entreprise seront conviés pour donner leur mot sur des projets. Dans son programme économique, le mot « liberté » apparait  très souvent. Il souhaite libérer tour a tour les entrepreneurs, les agriculteurs et même la fonction publique. Pour ce faire il souhaite calquer le modèle du droit de travail public sur celui du privé. Jean-François Copé veut également repasser aux 39 heures dans la fonction publique et revaloriser le travail en mettant en place une dégressivité des allocations chômage.


Le social : Suivant la fiche de route des républicains, Jean-François Copé souhaite, tout comme ses comparses, baisser la dette publique et les charges sociales. Pour ce faire, il veut augmenter la TVA de trois points, tout en baissant ces charges de 35 milliards. Enfin il souhaite aussi supprimer l’ISF. Sur les questions sociétales, Jean-François Copé ne s’est pas exprimé sur beaucoup de sujets, même si de nombreuses personnes se rappellent de sa présence lors de la Manif pour Tous en 2013. Opposé au port du burkini, il souhaite également interdire le voile dans tous les établissements, même à l’université.

 

La politique intérieure : Sur la sécurité, Jean-François Copé veut mettre en place un « plan Marshall », c'est-à-dire ce qu’il appelle un renforcement des moyens sur le terrain. Pour ce faire il souhaite recruter 50 000 personnes dont 20 000 policiers et gendarmes, ainsi que 10 000 personnels judiciaires. Il désire créer un parquet national antiterroriste et la création d’un conseil national de sécurité, qui aura pour but de créer une sorte de NSA, à la française.


La politique extérieure : Jean-François Copé fait partie, comme tout le monde à la primaire à part Jean-Frédéric Poisson, des europhiles. Il souhaite donc approfondir et développer les liens avec l’Europe, en particulier en matière de défense avec le Royaume Uni. Malgré cette envie, il désire faire une refonte de l’UE, il veut d’ailleurs crée un « Traité de l’Elysée » dans lequel il veut mettre la France et l’Allemagne au centre de l’Europe pour contrer ce qu’il appelle le « G2 sino-américain ».

 


SON IMAGE VUE D'UN JEUNE ADULTE :
 

Hector 20 ans, étudiant en LEA anglais  : « Je m'informe pas assez sur la politique française, mais je me souviens évidemment qu'il a été impliqué dans l'affaire Bygmalion, et qu'avec tout ce qu'il a magouillé ce n’est pas normal qu'il puisse présenter sa candidature pour la présidentielle. Et de ce que j'ai vu ou lu des interviews; ce n’est pas un mec qui m'intéresse beaucoup, il ne dégage pas de charisme. »

Jean, 20 ans , étudiant en histoire : « A droite, il y a certains candidats que je respecte parce qu'ils paraissent capables de pouvoir devenir président. Copé n'en fait pas partie. Il n'a pas du tout les épaules, et sa présence à la primaire apparaît à mes yeux comme une façon de montrer aux Français qu'il est encore là malgré toutes les crasses qui lui pendent encore au nez. En plus, sa prestation lors du premier débat n'a fait que mettre en lumière ses lacunes, au-dessus d'idées très discutables. »



Maxime Wangrevelain
(Crédits photo : AFP)