Second Super Tuesday de cette course à la primaire américaine. Chez les démocrates, Clinton remporte tous les Etats et distance Sanders, tandis que, côté républicain, Trump lamine Rubio en Floride.


 

Le favori de l’establishment républicain jette l’éponge
 

Ce 15 mars ce sont 5 Etats qui ont été appelés à voter pour les primaires. Vaincu chez lui en Floride, Marco Rubio, l’élu de l’establishment républicain, a jeté l’éponge. Cet Etat était la clé à lui seul de 99 délégués. C’est Trump qui l’a emporté, et de loin avec 46% et remporte donc l’intégralité des délégués. Le milliardaire s’est également imposé dans 3 autres Etats (Caroline du Nord, Illinois et Missouri), et seul l’Ohio lui échappe. Le trublion à la crinière blonde empoche au total 204 délégués qui portent son total à 673.

Ses deux derniers concurrents sont John Kasich, qui s’est justement imposé dans l’Ohio et Ted Cruz. Ce dernier n’a remporté aucun état mais reste dans la course à la seconde place avec un total de 310 délégués. Kasich ferme le trio avec 143 délégués. Pour Marco Rubio, la route s’achève donc ici : après avoir été largué dès le début de la primaire il n’a cessé de prendre du retard sur Trump et Cruz, et lors de ce Super Tuesday il avait l’occasion de revenir dans la course mais il aéchoué. Le jeune sénateur de Floride a subi une défaite humiliante puisqu’il ne recueille que 27% des scrutins…

Au sein du parti républicain, on espère que le retrait de Rubio sera favorable au très conservateur Ted Cruz. Malgré l’avance considérable de Trump, il n’est pas encore sûr de gagner la primaire, puisque s’il n’atteint pas les 1237 délégués requis le candidat devra être déterminé lors de la convention nationale de Cleveland. Celle-ci pourrait alors se transformer en véritable guerre civile dans le GOP.

 

 

Soirée impériale pour Clinton
 

Dans l’autre grand parti des Etats-Unis, il n’y a plus de suspense : Hillary va gagner la primaire, et elle l’a encore une fois prouvé en emportant les 5 Etats en jeu ce mardi. Dans son discours, elle s’est adressée directement face à Trump, son potentiel futur rival à la maison blanche. Avec ces 5 Etats en plus, elle culmine maintenant à 1606 délégués sur les 2383 nécessaire.
Coté Sanders l’heure n’est plus à la fête. Déjà largué il y a deux semaines, il continue de prendre du retard. Il maintient néanmoins sa campagne et son discours très social pour influencer la campagne Clinton. Si lui est battu, ses idées continueront à jouer un grand rôle dans cette primaire et dans la future campagne présidentielle.