Primaires américaines, épisode 7 : tout est joué ?

Les électeurs de la ville de New York ont été appelés aux urnes ce 19 avril. Le résultat a été sans appel : Trump a une nouvelle fois écrasé la concurrence et Clinton maintient son avance sur Sanders.

 

Clinton conforte son avance
 

Après avoir essuyé sept revers d’affilée depuis le 22 mars, Clinton remporte assez largement son « home state » de New York. Elle a réuni 57% des électeurs, laissant les 43% restants à son adversaire, Bernie Sanders. 291 délégués étaient en jeu lors de cette primaire, et ils étaient répartis à la proportionnelle. La sénatrice de New York durant 9 ans (2001-2009) mène donc toujours la course largement en tête avec 1948 délégués, dont 502 super délégués. Sanders, qui n’a politiquement, plus aucune chance de gagner, est derrière avec un total de 1240 délégués. Il faudra au total 2383 délégués pour gagner l’investiture du parti à Philadelphie à la fin du mois de juillet.

 

 

Trump triomphe à New York, et relance la dynamique

 

Coté républicain, le milliardaire à emporté haut la main la primaire avec 60% des votes, écrasant Cruz (14%) et Kasich (25%). Après des scrutins qui lui ont été défavorables, et des élites du parti toujours aussi hostiles, Trump a réussi son pari en gagnant dans son Etat et en relançant sa dynamique. Avec son résultat à New York, où il empoche 84 des 95 délégués, c’est maintenant le seul qui peut obtenir les 1237 voix de délégués nécessaire. Avec encore 670 délégués en jeux, il lui suffirait d’en réunir 397 pour être sur de gagner l’investiture.

Parmi les Etats encore en jeux, il reste la précieuse Californie qui alloue 172 voix au vainqueur. En effet, l’Etat le plus peuplé du pays a un mode de résultat de type « winner takes all », c'est-à-dire que peu importe le score du gagnant, il emportera toute les voix. Une prise précieuse pour le milliardaire new-yorkais. Autre prises importante, la Pennsylvanie et l’Indiana, tout deux également « winner takes all ». Si Donald Trump ne parvient pas à obtenir le nécessaire des votes, une guerre intestinale aura lieu, car même s’il est en tête il pourrait être boudé par le parti qui peut lui préférer Ted Cruz. Ce dernier, qui cours derrière Trump depuis le début de la course est en effet le préféré de l’establishment.


 

Prochain rendez-vous ?
 

Si pour Clinton la route semble déjà tracée, c’est autre chose pour Trump qui devra continuer à batailler dans les mois qui viennent pour obtenir l’investiture. Prochain rendez-vous le 26 avril où les primaires auront lieux dans le Connecticut, le Delaware, la Pennsylvanie, Rhode Island et le Maryland.