Trump gagne haut la main l’Indiana, et voit ses deux derniers adversaires, Cruz et Kasich, abandonner. Il est désormais le seul candidat encore en lice du coté des Républicains, c'est-à-dire que la victoire lui est désormais acquise. Côté démocrate, victoire surprenante de Sanders, mais la course était déjà perdue.

 

Ils étaient seize, il n’en reste plus qu’un
 

Il y a dix mois et demi, un sulfureux personnage de télé, magnat de l’immobilier, faisait son entrée sur la scène politique américaine. Si Donald Trump n’a jamais eu de mandat électoral, il a souvent donné son opinon politique, tantôt démocrate, tantôt républicaine. C’est finalement chez les seconds qu’il s’est présenté. Au début de la campagne, il ne semblait pas faire le poids face aux mastodontes du parti comme Jeb Bush, Ted Cruz ou encore le favori de l’establishment, Marco Rubio. Pourtant, à coup de mimiques et de paroles sulfureuses, il a réussi a rassembler derrière lui de plus en plus d’électeurs républicain.
 

Hier s’est déroulée la primaire de l’Indiana. Dans cet état du midwest, tout près de Chicago,  c’est Donald Trump qui a gagné, encore, avec une avance considérable. Il a recueillit plus de 53% des votes, laissant des miettes à Cruz et Kasich, les deux derniers candidats en lice. Dans cet état Winner takes all, le milliardaire a ainsi récolté tous les délégués, au nombre de cinquante-sept.  Suite a cette défaite cinglante, Cruz s’est retiré de la course, et, peu de temps après, c’était au tour de Kasich d’en faire de même.
 

Si Trump n’est pas officiellement le candidat républicain pour 2016, il l’est officieusement. Il faudra en effet attendre la convention nationale à Cleaveland dans l’Ohio le 18 juillet pour institutionnaliser Trump comme le porte-étendard des républicains. Evidemment, cette victoire totale du milliardaire a entrainé de nombreuses réactions des politiques outre-Atlantique. Reince Priebus, président du comité national républicain, s’est fendu d’un tweet déclarant que lui et tous les républicains se doivent de s’unir pour battre Clinton. En effet, si l’establishment républicain ne porte pas Trump dans son cœur, il lui reste largement préférable à Hillary Clinton.

 


Victoire surprise de Sanders
 

Du coté démocrate, Hillary Clinton est toujours en bonne voie de gagner, et ce malgré ce petit accident dans l’Indiana. Bernie Sanders s’est imposé dans cet état par 52,7% à 47,3%. Sanders met donc fin a une série de défaites, et son objectif  est désormais d’empêcher Clinton de recueillir la marque de 2383 délégués. C’est encore possible s’il continue de gagner par surprise dans des Etats où il était donné perdant. S’il réussit son pari, il sera présent aux cotés de Clinton à la convention nationale des démocrates qui se déroulera le 25 juillet à Philadelphie. Là-bas il sera néanmoins battu, sanctionné par le vote des « Super Electeurs » qui préfère Hillary.
 

Le combat final opposera donc de manière quasiment certaine Trump et Clinton, dans un duel opposant un républicain à une démocrate, un homme anti-establishment contre une des figures emblématiques de l’establishment. Pour le moment, Clinton est donnée gagnante selon les derniers sondages, mais elle traîne derrière elle de nombreuses casseroles, comme l’affaire des e-mails et sa gestion de la crise en Libye. Trump, lui, aura du mal à fédérer les Américains derrière lui, mais avec sa dynamique actuelle, tout reste encore possible.