Le 17 janvier 1966 sortait Sounds Of Silence, deuxième album du duo folk et acoustique Simon & Garfunkel. Bien meilleur que leur précédent, cet album est introduit par le légendaire titre The Sound Of Silence, à jamais représentatif de la carrière des deux artistes. La chanson figurait déjà sur leur précédent opus, mais elle se retrouve ici en une version plus électrique. C'est cette version qui, sortie en single en septembre 1965, devient le succès que l'on connaît, et qui entraîne Paul Simon et Art Garfunkel à enregistrer un album dans l'urgence. Surfant ainsi sur le succès du single, l'album sort à peine 4 mois plus tard, mais le travail n'est absolument pas bâclé. L'album est une succession de titres folk, acoustiques, dégageant une chaleur toute particulière, et une poésie musicale propre au style des deux musiciens. C'est une musique d'une grande finesse que nous apporte le duo, et on retrouve l'ambiance de ces années-là, les bonnes vieilles ballades au coin du feu, avec guitare et voix. Rien n'est superflu sur cet album, et tout y est très millimétré ; et même si la production souffre peut-être un peu de l'urgence de la réalisation, il est impossible de renier la qualité d'écriture des deux musiciens. Un album à redécouvrir d'urgence pour se replonger dans les années 60.

PLUS VITE QUE LA MUSIQUE #11

DAns le rétro

PAR THOMAS HERMANS 

En ce 15 janvier, nous fêtons deux anniversaires, ou plutôt un anniversaire et une commémoration.

50 ans de silence

La commémoration de la semaine – et nous ne vous apprenons sûrement rien, puisque toutes les chaînes de télé en ont parlé, entre deux émissions hommage de variété – c'est celle de la mort du grand Daniel Balavoine, le 14 janvier 1986. Daniel Balavoine, à la grande gueule, très engagé, une personnalité chouchou des Français pendant les années 80, disparaît dans un accident d'hélicoptère sur le Paris-Dakar. Encore plus tragique, c'est pour apporter de l'eau potable et construire des puits dans des villages reculés que s'était rendu Balavoine au Mali, rajoutant encore un peu d'eau au moulin de son mythe. Il a bercé et fait danser la France avec ses tubes incontournables de la chanson française de la fin des années 70 et de la première moitié des années 80. L'onde de choc provoquée par sa disparition entraîne une montée considérable des ventes de son single L'Aziza, sorti en octobre 1985, mais qui doit attendre janvier 1986 pour atteindre la tête des ventes. Avec la mort de Balavoine, c'est une figure aimée qui s'effondre. Comme pour beaucoup d'artistes morts en pleine grâce, la disparition du chanteur l'aura aujourd'hui mené à incarner un vrai mythe, parti trop tôt comme on peut l'entendre souvent, mais dont l'image restera longtemps gravée parmi les étoiles.

 

balavoine, 30 ans après