Quand Reims confond oeuvres d'art et simples graffitis

La brigade anti-tags de Reims a malencontreusement effacé des œuvres de rues fraîchement commandées par un autre service de la mairie.
 

Une surprise pour l’artiste
 

L’auteur de ces dessins de street art, C215, a appris par le biais du journal « L’Union » l’effacement de ses œuvres. Il parle sobrement sur Twitter d’un “couac” de communication et semble s’amuser de la médiatisation de cette affaire. Interrogé samedi par l’AFP, il a trouvé surprenant que la mairie efface un dessin qu’elle lui avait elle-même commandé.

 

Pas très synchrones, les services municipaux
 

La mairie de Reims avait commandé ces quelques dessins afin de promouvoir une exposition prochaine sur l’artiste. Les services de propreté n’ont tout simplement pas étés mis au courant que sur tous les graffitis de la ville quatre ne devaient pas être effacés.
 

 

La faute avouée
 

Dans son interview à l’AFP, C215 a confirmé que la mairie de Reims lui a livré ses excuses. L’artiste devrait d’ici quelques jours revenir peindre une œuvre sur l’endroit où son petit garçon a été effacé.

 

Petite bourde donc, mais qui a eu l’intérêt de dévoiler au plus grand nombre le travail de cet artiste de renommée mondiale qui vient d’ailleurs de terminer des œuvres en hommage à Charlie Hebdo.