Trois scènes et quelques stands suffisent à nous projeter dans un autre monde. Après un long voyage en RER A et un autre voyage un peu moins long dans une navette spécialement dédiée, nous sommes allés rencontrer quelques-uns des bénévoles et des spectateurs de ce festival.
 

Le festival dans les stands

 

Thomas (photo ci-dessus), Ostéopathe dans le 14e arrondissment pose régulièrement son stand depuis deux ans. C’était au début pour lui l’occasion de faire son travail au soleil et de profiter du pourboire laissé pour faire la fête en suite. Il est venu avec les trois autres ostéopathes de son cabinet et avec un peu de recul il pense que sa présence est surtout utile pour montrer aux jeunes que l’ostéopathie fonctionne même avec des petites manipulations basiques.

 

Nous pouvons également trouver Pierre (photo ci-dessous), étudiant, qui vient vendre des accessoires pour arrondir ses fins de mois. Il vend principalement des lunettes de soleil, qui partent à une vitesse folle, mais aussi des masques, pistolets à eau, éventails, bref tout pour faire la fête. Pour ne vous présenter qu’un autre stand, un célèbre fabriquant d’alcool nous proposait de nous faire marier dans leur tente par Elvis Presley avec deux très aimables hôtesses en guise de témoins. L’ambiance est définitivement festive.
 

Les festivaliers dans tous leurs états
 

En discutant avec les participants, nous rencontrons sur Aymeric, étudiant de 20 ans. C’est un adepte de concerts electro, il nous confie prendre un peu d’ecstasy pour avoir une attitude festive. Selon lui, le gros problème de ces soirées est que l’alcool coûte trop cher. Pour un prix similaire, on peut trouver facilement de la drogue dure, qui procure plus d’effets.

Malgré la présence de plusieurs milliers de personnes, les barman étaient à peine sollicités. L’organisation a pratiqué des tarifs très élevés pour amortir ses frais, il faut compter 5 euros pour une petite bouteille d’eau et 10 euros pour un verre d’alcool.

Si certains comme Aymeric avaient un usage modéré des drogues dures, Bastien a quant à lui fait une très mauvaise expérience. Après avoir pris un cachet d’ecstasy avec ses amis, il est ensuite parti en solitaire copiner avec les gens. Son amie Audrey le retrouve et apprend qu’il a pris d’autres drogues : de la cocaïne et de la MDMA. C’est à ce moment qu’il tombe à terre et commence à convulser. Il s’est finalement réveillé au bout de quelques minutes et a pu rentrer chez lui.

 

Le festival s’est globalement bien passé par rapport à l’année précédente, les scène extérieures ont été éteintes à minuit et demie ( 30 minutes de retard ) et la gare RER de Torcy a été nettoyée par les organisateurs.