Royaume-Uni : qui pour franchir le Bridge over troubled water ?

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Leave : telle est la réponse pour la Grande Bretagne qui a voté le 23 juin dernier son départ de  l’Union Européenne.
 

Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé ce mardi la nomination dès mercredi de Theresa May au poste de Première ministre. Retour sur une nomination, et sur les candidats évincés depuis l’annonce par David Cameron de sa démission. Pour rappel, au Royaume-Uni, le Premier ministre n’est autre que le chef du parti majoritaire à la Chambre des Communes (parti Tory actuellement). La nomination de Theresa May sera officialisée par la Reine.
 

Depuis le 23 juin, l’avenir du Royaume - pas vraiment - Uni est imprévisible. Tout a commencé avec l’annonce de la démission de David Cameron, Premier ministre et défenseur du « Remain », au lendemain de la victoire du « Leave ». S’en est suivi une suite de fuites des principaux défenseurs du « Leave ». D’abord Boris Johnson, ancien maire de Londres, qui moins d’une semaine après les résultats, a annoncé qu’il ne briguerait pas la place de David Cameron. France24 explique  que celui-ci semble tout simplement dépassé par la situation et incapable de mettre en œuvre le Brexit. Nigel Farage, charismatique leader du parti UKIP, a lui annoncé sa démission de la tête de son parti. Il avait notamment fait scandale avec un poster présentant les réfugiés comme une menace pour l’Europe pendant la campagne. « Mon objectif de sortir de l’UE est atteint (…), j’ai accompli ma mission. » explique l’eurosceptique, mais l’argument parait un peu léger, à la vue de ses promesses de campagne. Reste alors Michael Gove, ministre de la Justice de David Cameron. Celui-ci, après avoir bâti une campagne sur un soi-disant avenir Post-Brexit radieux pour la Grande Bretagne, s’est retrouvé éliminé au deuxième tour de la primaire organisée dans le Parti Conservateur.
 

Encore en course alors : Andrea Leadsom. La Secrétaire d’Etat à l’énergie de David Cameron est issue du monde de la finance. Elle était inconnue de la plupart des Britanniques avant le vote, et incarne un euroscepticisme modéré, comme l’explique Le Point. Mais reconnaissant son manque de soutien, elle a choisi, quatre jours après sa nomination par le Parti comme candidate, de se ranger derrière Theresa May.

Theresa May occupait depuis 2010 le poste de Secrétaire d’Etat à l’Intérieur. Elle ne s’était impliquée que timidement dans la campagne du « Remain » et a depuis affirmé sa volonté de respecter le choix du peuple britannique. Eurosceptique et en faveur de la limitation de l’immigration, Theresa May est décrite comme une femme exigeante, et est souvent comparée à Margaret Thatcher pour sa détermination.

 

Une nouvelle Dame de Fer pour négocier avec l’Union Européenne la sortie du Royaume Uni ? En tout cas, le bateau britannique semble lui toujours aussi fragile.