Paris, une victoire en trompe-l'œil

05/10/2015

Opposé à l'OM pour le compte de la 9ème journée de Ligue 1, le PSG abordait ce classico avec une certaine décontraction face à des Marseillais apathiques depuis le début de la saison.

 

Le Parisien Blaise Matuidi en lutte avec Rolando lors du classico remporté par le PSG aux dépens de l'OM (2-1). (source photo :foot01.net)


Alors que les hommes de Michel sortaient d'une défaite à domicile en ligue Europa contre le club tchèque du Slovan Liberec, le PSG avait lui l'occasion de creuser l'écart avec ses "concurrents" directs au trône du championnat après la défaite de Saint Étienne à Caen (1-0) en fin d'après-midi.
Si la dernière victoire olympienne face au PSG de QSI remonte à novembre 2011 (3-0), les Marseillais se sont donnés les moyens de croire à un nouveau succès. Dans le sillage d'un bon Rémy Cabella et d'un Lassana Diarra des grands soirs, ils ouvrent ainsi logiquement le score à la demi-heure de jeu sur une tête de Michy Batshuayi, idéalement servi par Barrada, alors que le PSG était dans son plus gros temps fort de la première période. Dominateur dans le jeu et dans l'envie, l'OM va cependant voir le sort s'acharner sur lui avec deux penaltys sifflés en sa défaveur en l'espace de trois minutes par l'arbitre de la rencontre M. Bastien. D'abord percuté lors d'une sortie hasardeuse de Mandanda sur une remise en retrait encore plus hasardeuse de Batshuayi, Zlatan Ibrahimovic se fait justice et égalise pour le PSG à la 41ème minute, son 109ème but sous le maillot parisien. Il rejoint ainsi Pedro Pauleta au classement des meilleurs buteurs du club de la capitale, avant de le dépasser à la 44ème minute sur un nouveau penalty litigieux faisant suite à une main involontaire de Rolando.


Trapp se rattrape

La seconde période débute comme la première s'était terminée, avec des Parisiens de plus en plus précis dans leurs transmissions et maîtres de là possession de balle. Cela ne va pas empêcher des Marseillais très en jambe d'obtenir un penalty consécutif à une faute de Serge Aurier sur Abdelaziz Barrada à la 55ème minute. Mais contrairement à Zlatan, le Marocain ne transforme pas l'occasion, devant s'incliner face à un Kevin Trapp des grands soirs. Le portier allemand a en effet fait taire les critiques lors de ce classico : très propre dans toutes ses sorties et ses arrêts, il a rassuré sa défense tout au long du match. Celle-ci n'a pas constamment fait les efforts nécessaires pour éviter aux Parisiens les frayeurs d'une fin de match assez décousue, donnant lieu à plusieurs situations chaudes dans les deux surfaces de but. Malgré cela, le score n'évoluera plus jusqu'au coup de sifflet final

 

Le PSG toujours plus haut

 

Victorieux de sa 8ème rencontre d'affilée contre l'OM, le PSG est toujours premier de Ligue 1 avec 23 points, cinq unités devant ses premiers poursuivants Angers et Caen. Sur le plan individuel, Zlatan Ibrahimovic devient avec ses 110 buts le meilleur buteur de l'histoire du PSG sans avoir pour autant réalisé un grand match, tout comme Di Maria, trop souvent absent dans cette rencontre. Côté marseillais, De Ceglie s'est trouvé en grande difficulté face à un Serge Aurier dans tous les bons coups sur son côté droit, tandis que Cabella a enfin montré qu'il pouvait véritablement apporter un plus au jeu de son équipe. 16ème avec 8 points, Marseille peut avoir des regrets tant il a su développer un jeu digne de son standing et de la qualité des joueurs composant son groupe. Ce match peut malgré tout servir de base pour Michel et ses adjoints afin de remettre sur la bonne voie des joueurs qui n'ont plus connu la victoire depuis 5 rencontres toute compétitions confondues. En effet, si les Marseillais comptent aujourd'hui 15 points de retard sur leurs rivaux parisiens, cet écart comptable ne s'est pas ressenti sur le billard du Parc et laisse entrevoir des jours ensoleillés du côté de la Canebière.

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