Israël-Palestine : un conflit sans issue?

Cela fait plusieurs semaines maintenant que l'éternel conflit entre Israël et la Palestine fait rage au Moyen Orient. Alors que chaque gouvernement appelle au calme, rien ne semble être fait pour qu'un climat plus propice aux négociations ne s'installe. De notre point de vue, les catastrophes s'enchaînent sans but ni véritable cause. Tentons d'y voir plus clair et d'instiguer quelques pistes pour le futur de ce conflit israélo-palestinien. 
 

 Les soldats israëliens se font de plus en plus présents. (photo AFP)


Depuis quelque temps, les attaques se multiplient entre Israéliens et Palestiniens, débordant désormais sur le territoire de la Cisjordanie. Cette recrudescence des attaques ne résulte pas d'une volonté gouvernementale. C'est un soulèvement du peuple. Tout s'est accéléré quand Israël a décidé de durcir les règles d'accès aux Palestiniens à l'esplanade des mosquées, lieu sacré pour les deux peuples. De même, l'avancée inéluctable des colonies juives a entraîné une vague d'attaque contre les Israéliens installés dans les colonies. 
Cette vague de violence s'apparente donc davantage comme un ras-le-bol général plutôt qu'à une véritable volonté politique, et cela est d'importance. 
Ce soulèvement est dû à une génération entière de Palestiniens qui n'ont pas connu les deux premières Intifadas et qui, année après année, ne voient pas le début d'une pensée de création d'un état de Palestine indépendant. C'est une désillusion causée par le manque de réalisation des promesses de Benyamin Netanyahou. Le constat est sans nul doute très simpliste mais d'importance pour comprendre le pourquoi du comment de cette situation dramatique.

 

Le dialogue rompu 


Longtemps, les deux gouvernements "légitimaient" les atrocités. Désormais, elles semblent résulter directement du peuple. Ces attaques répétées ont provoqué la réponse de l'armée israélienne, par le biais de raids aériens. Toute tentative de dialogue semble promise à l'échec tant les autorités palestiniennes ne semblent plus disposées à discuter avec Netanyahou. Tous les voyants semblent donc dans le rouge, indiquant qu'un nouveau conflit majeur se prépare entre ces deux territoires, qui n'ont jamais réussi à s'entendre, on le rappelle, depuis la création de l'état d'Israël en 1948. La presse locale n'est pas plus optimiste, le Al-Hayat Al-Jadida de Ramallah titrant notamment : "C'est le point de non-retour". Le statu quo qui semblait prédominer est clairement intenable désormais et c'est sans nul doute le but de ce soulèvement des jeunes Palestiniens : crier au monde que la situation est plus que bancale. Du côté du gouvernement israélien, cette montée des violences est perçue comme un réel problème mais il n'y a pas une volonté affichée de traiter le problème dans son ensemble, comme le prouvent les dernières décisions de Netanyahou : donner carte blanche à son armée pour ramener la paix. 
 

L'ONU impuissante


Alors que le Premier Ministre israélien estime "qu'il n'y a pas de solution miracle", le chef du Hamas de la bande de Gaza, de son côté, estime que la seule action qui "mènera à la libération des Palestiniens" est l'accentuation de ces violences. Qui pourra arranger cela ? Les pays occidentaux appellent à la paix, à l'image du message de François Hollande ce dimanche matin adjurant à "apaiser la situation et mettre fin à ce cycle de violences". Cela semble bien insuffisant sachant que l'ONU est déjà sérieusement empêtrée dans le conflit syrien. Ainsi, si une prise de contrôle de la situation par un mouvement islamiste semble peu probable, l'Histoire semble indiquer qu'Israël et la Palestine se jettent droit vers un nouveau cycle de violence sans véritable but.

Please reload