Rugby - le point Coupe du Monde : les Français prennent une leçon, l'Angleterre termine bien

La France corrigée par l'Irlande et l'Angleterre qui conclut sur une bonne note : voici tout ce qu'il faut retenir de ce dernier week-end de la phase de poules de la Coupe du Monde.

 

 Le troisème- ligne irlandais Sean O'Brien a fait des misères aux Français ce dimanche. (photo Eurosport)

 

POULE D

L'affiche de la poule D opposait ce dimanche la France et l'Irlande, toutes les deux invaincues et à égalité de points avant cette "finale" pour la première place du groupe. Et si les Français avaient bon espoir de l'emporter avant le match, ils ont dû revenir sur leur jugement 80 minutes plus tard. Ecrasés à tous les niveaux par une équipe d'Irlande en mode rouleau-compresseur, les hommes de Philippe Saint-André ont pu constater tout ce qui leur fait encore défaut pour remporter des matches contre des nations majeures. Le début de partie est pourtant équilibré, les deux équipes se répondant par pénalités interposées, tandis que les défenses prennent le pas sur les attaques.
A la pause, le score de 9 à 6 en faveur des Irlandais sonne presque comme une défaite pour le quinze du Trèfle, qui a perdu deux joueurs importants sur blessure : Jonathan Sexton et, surtout, son capitaine Paul O'Connell. Malgré ces mauvaises nouvelles, la Green Army démarre la seconde période tambour battant, étouffe les français et inscrit finalement le premier essai de la rencontre par son arrière Rob Kearney à la 51ème minute (14-6). Si l'écart n'est alors pas insurmontable pour les Bleus, la suite du match ne sera qu'approximations et fautes idiotes côté tricolore, fébrilité caractérisée notamment par les deux touches perdues dans la moitié de terrain irlandaise et le très faible nombre de défenseurs adverses éliminés (11). Les seuls points inscrits par la France en seconde mi-temps seront l'oeuvre de Morgan Parra sur une pénalité redonnant un léger espoir de retour aux supporters français. Mais la marche était trop haute face à des Irlandais dont le jeu rapide mis en place par leur entraîneur néo-zélandais Joe Schmidt aura fait des ravages à chaque instant dans ces 40 dernières minutes. Conor Murray puis un très bon Ian Madigan inscriront respectivement un essai et une pénalité dans la dernière ligne droite du match, histoire de rendre la domination du Trèfle (80% d'occupation du terrain en seconde période) visible au tableau d'affichage. Le score final de 24 à 9 reflète ainsi parfaitement la physionomie de la rencontre et la différence de niveau entre les deux quinze. L'équipe d'Irlande peut aborder sereinement son quart de finale face à l'Argentine, mais la tâche ne sera pas facile si les blessures de Sexton et O'Connell se confirment. Côté français, c'est la Nouvelle-Zélande qui se dresse sur la route de l'accession aux demi-finales... Le French Flair sera-t-il de retour samedi prochain au Millennium Stadium de Cardiff, dans le lieu même de l'exploit de 2007?


POULE A

 

Prématurément éliminée de sa propre Coupe du Monde dans une poule A très relevée, l'Angleterre à achevé sa campagne sur une victoire contre l'Uruguay. Pour l'honneur, les joueurs de Stuart Lancaster ont inscrit 10 essais à une équipe uruguayenne submergée par des Anglais révoltés et poussés par un public toujours fidèle malgré l'humiliation de l'élimination la semaine dernière. L'Angleterre est donc restée digne pour ses adieux à son mondial, emportant avec elle des regrets mais aussi des interrogations, notamment sur les choix de Lancaster et du capitaine Chris Robshaw. Contre l'Uruguay l'homme de la rencontre se nomme Nick Easter, qui, à 37 ans, fêtait très certainement sa dernière apparition sous le maillot du quinze de la Rose. Le vétéran a offert un triplé à son équipe (18ème, 23ème, 6ème) Le numéro 8 des Harlequins à  logiquement été ovationné par le public du City of Manchester Stadium. Jack Nowell à également marqué le match de son empreinte avec trois essais en fin de rencontre, comme pour justifier les mauvais choix effectués par le staff anglais lors de cette Coupe du monde. De son côté, l'Uruguay, limité, s'est battue avec ses moyens sans pour autant fermer le jeu. Les hommes de Pablo Lemoine sortent de cette coupe du monde avec un zéro pointé.

C'est maintenant que commence le plus dur pour les anglais. Poussé par des "Swing low, Swing chariot" par un public fantastique, le quinze de la rose va devoir se remettre de cette désillusion et se reconstruire.

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