Giscard, polémique au Petit-Clamart

03/11/2015

Mardi 3 novembre, RMC Découverte diffusera un documentaire exclusif sur l'un des derniers survivants du commando de l'OAS qui a tenté d'assassiner le général De Gaulle le 22 août 1962 dans la ville de Clamart. L'homme interrogé dans le programme accuse Valéry Giscard d'Estaing d'avoir pris part à l'attentat raté.
 

 Valéry Giscard d'Estaing (à droite) souhaitait-il la mort du général de Gaulle? (STF/AFP)


L'ancien Président de la République Valery Giscard d'Estaing est accusé d'avoir aidé le commando pro Algérie-Française dans son entreprise meurtrière contre Charles de Gaulle. Celle-ci est sans nul doute l'une des tentatives d'attentat les plus célèbres de la Vème République, puisqu'elle s'inscrit dans une période diplomatique complexe ou la majorité des personnages politiques français étaient favorables à une Algérie française, alors même que le pays d'Afrique du Nord venait de sortir d'une guerre d'indépendance longue de 8 ans, achevée par les accords d'Evian de mars 1962.

VGE informateur?

Ce soir à 20h45 sera diffusé sur RMC Découverte le témoignage d'un commando de l'organisation armée secrète (OAS) qui était composé de plusieurs hommes ayant tenté de tuer le Général De Gaulle, de retour au pouvoir, suite au référendum d'autodétermination de l'Algérie. Une question est toujours restée en suspens : comment les membres du commando étaient-ils au courant des moindres faits et gestes du président français ? D'autant plus que le Général De Gaulle, se savant menacé par l'OAS, était connu pour changer fréquemment et jusqu'à la dernière minute ses plans ainsi que les trajets de ses déplacements. À l'époque, Valéry Giscard d'Estaing, qui assistait à toutes les réunions des ministres, avait déjà été désigné comme un informateur de grande importance par un des instigateurs responsables de l'attentat du petit Clamart, Jean-Marie Bastien-Thiry, selon "les Inrocks". En effet, avant d'être fusillé en 1963, le lieutenant-colonel à l'origine de l'attentat du petit Clamart, appelé opération Charlotte Corday, avait clairement dénoncé le ministre des finances du général de Gaulle (1962-1966) : "Monsieur Valery Giscard d'Estaing, dès cette époque, était inscrit à l'OAS dans l'un de ses réseaux, sous le numéro 12b" De ce fait, L'OAS aurait eu des informateurs au sein même de l'Elysée. Jacques Contelaube, responsable de la sécurité du président, en corrélation avec l'organisation terroriste, désigne lui aussi Valery Giscard d'Estaing comme responsable de l'attentat. Le Numéro "12b" est-il donc réellement lié à Valery Giscard d'Estaing ? Qui a donc informé les terroristes pro Algérie-Française qui avaient tiré 150 cartouches sur la DS19 du président ? Le mystère demeure entier et les fantômes de le Guerre d'Algérie ressortent à nouveau, 53 ans après l'indépendance du pays.

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