La première licorne française est arrivée !

Derrière ce titre intriguant se cache en fait une réussite française ! En effet, on ne parle pas de la créature mythologique dont toutes les filles rêvent, mais d’une start-up qui vaut plus de 1 milliard de dollars. Il s’agit de Blablacar, le leader français du covoiturage s’inscrivant dans la nouvelle économie de partage, qui connaît un véritable essor en ces temps de crises.
 

 Frédéric Mazzella est le co-fondateur de Blablacar. (Flickr)
 

Avant de parler de Blablacar et de sa réussite, il faut expliquer ce qu’est une Startup. Il s’agit d’une entreprise basée sur 4 piliers : Innovation, Forte Croissance, non coté en bourse et Capital risque. Certaines de ces entreprises arrivent à valoir plus d’un milliard de dollars. C’est le cas de notre entreprise française, et dans ce cas, cette startup prend le nom de « Unicorn », licorne en français. Quand cette estimation dépasse les 10 milliards de dollars, on parle alors de « Decacorn ». Pour le moment, il y en a peu dans le monde, seulement 9, mais elles sont toutes très connues, particulièrement chez les jeunes. Dans ce club élitiste, on peut citer Snapchat, Uber ou encore le mastodonte Air BnB. Les « Unicorns » sont quant à elles au nombre de 140.


Blablacar, une réussite française
 

Revenons à nos moutons avec notre entreprise française. Blablacar a été créée en 2006 et revendique aujourd’hui 20 millions d’utilisateur dans 19 pays différents, sur 3 continents ! Le concept du site est le covoiturage, c'est-à-dire une personne X propose un itinéraire, et on peut se rajouter, pour une petite somme, au voyage. Ce qui revient en général beaucoup moins cher que l’avion ou le TGV, ceci expliquant le succès de l’idée. Une question qu’on pourrait se poser est : comment l’entreprise trouve l’argent qui lui permet d’être estimée aussi cher ?

Eh bien, c’est un système commun à toutes les startups. Les firmes commencent en faisant des rondes d’investissement, c'est-à-dire en effectuant le tour des entreprises a capital risque, et d’essayer de les convaincre d’investir. Ces investisseurs prennent le nom de « Super Angels » car ils peuvent injecter beaucoup de liquidités. Lors de la dernière levée de fond de Blablacar, ce sont 200 millions de dollars qui ont pu être investis, ce qui a permis à la start-up française de rentrer dans le club des « Unicorns ».

 

A la conquête de l’Amérique !
 

Blablacar ne compte pas s’arrêter la ! L’argent collecté chez les deux fonds d’investissement Insight Venture Parners et Lead Edge Capital a pour but de prendre une vrai dimension internationale. Et ce, surtout aux Etats-Unis dans la mégalopole « Bos-Wash ». Là-bas il est très fréquent de faire des voyages entre les grandes métropoles. Et actuellement aucun autre concurrent n’est en place. Si l’initiative marche, la croissance de Blablacar devrait exploser.

Le succès de l’entreprise a donné des idées à d’autre de développer l’économie de partage, par exemple le site « JeLoueMonCampingCar », qui permet de… louer son camping car, ou encore le site « Bricolib » qui permet d’emprunter des outils peu communs dont on a rarement besoin, comme une tronçonneuse ou une perceuse.

Ce nouveau type d’économie fait forcément des jaloux, dont l’Etat fait partie, puisque tous ces biens sont exemptés de taxe car « prêtés » et non pas « achetés ». Blablacar concurrence du coup directement la SNCF, qui jouit pourtant d’un monopole sur le transport ferré. Le réseau national a donc décidé de créer son propre site de covoiturage pour avoir elle aussi sa part du gâteau. Bon filon, ce type d’économie va se développer dans les pays en crise où chaque centime compte.

 

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