Journal satirique d'un étudiant anonyme : 5 décembre

05/12/2015

Cher journal.

C'est la première fois que je t'écris depuis que tu m'as été offert. C'était il y a deux semaines, par mon meilleur ami, qui visiblement ne connaît ni ma date d'anniversaire, ni la date de Noël. Pas grave, je m'ennuie tellement que je pourrais raconter mes aventures inexistantes à la première personne que je vois passer, et qui m'enverrait probablement me faire dépister le cancer de la prostate dans un pays méditerranéen très endetté. Pour éviter ce genre de mésaventures, je vais plutôt te parler, à toi. C'est très intimidant et à la fois un peu ridicule de parler à un objet, d'autant que mon meilleur ami n'a pas jugé nécessaire de masquer ton prix dérisoire et ton origine taïwanaise.
   Lundi, alors que je me lève à 11h45 dans le but de me rendre à mon cours de fac de midi, je me rends compte que la vie est très compliquée. En effet, comment puis-je supporter de façon consciente de dilapider mon temps à écrire ce que me dictent à la fois mes profs et mon esprit ? Mon esprit qui me dicte très souvent des phrases bien plus brillantes (ce dont tu vas te rendre compte rapidement, mon cher journal) que mes braves enseignants sous payés par l'éducation nationale ! Oui je gâche un temps précieux, celui de ma jeunesse, celle qui ne durera pas, celle qui s'effondre déjà ; quand on sait que mon podologue me promet une prothèse de hanches dans moins de 10 ans, et qu'il compare mon bassin avec celui d'une mère de famille de 60 ans.



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