Laissez-nous tranquilles #15 : Nobles présidentiels

03/02/2016

Le député PS René Dosière a publié hier des chiffres présentant le coût des anciens présidents à l’Etat. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce statut n’est pas bénévole.
 


En 2012, François Hollande déclarait à la France entière qu’il serait un président normal. Cette expression claire et simple a séduit les Français qui l’ont élu à la présidence de la République face à Nicolas Sarkozy. Davantage outil électoral que réalité, l’usage de ce terme sorti de la bouche de l’homme politique socialiste n’est toutefois pas anodin, et mérite que l’on s’y attarde. En effet, parler de normalité lorsqu’on cherche à gouverner le pays, n’est-ce pas quelque peu étrange ? Si l’on prend la définition basique du terme, la normalité est « l’état, le caractère de ce qui est conforme à la norme ». Mais de quelle norme parle-t-on ? La norme du Français moyen, ou bien la norme du politique qui signifie bien souvent avoir obtenu un diplôme à l’ENA ou à l’ENS, puis avoir gravi les échelons pour paraître tel une figure supérieure sur le petit écran de millions de personnes ? Non, il est évident qu’en étant président, on ne peut pas se targuer de représenter une quelconque forme de normalité pouvant parler aux petits Français, même quand il s’agit d’un communiste. D’autant plus que l’après-mandat présidentiel est bien plus heureux que la fin du CDD d’un salarié. Les chiffres que le député socialiste René Dosière a publié le 2 février confirment ce cheminement de pensée aboutissant à une conclusion simple : les anciens présidents sont des pompes à fric publiques. Avec 6 millions d’euros cumulés pour Valéry Giscard d’Estaing, Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac l’année dernière, les finances de l’Etat sont en surchauffe ex-élyséenne.


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