Vous ne l'emporterez pas au paradis

Les passionnés de football l’auront sûrement remarqué, une nouvelle destination se démarque depuis quelques semaines pour les footballeurs en quête de nouveaux horizons. Si le traditionnel Big Five européen (Espagne, Angleterre, Allemagne, Italie, France) tient toujours son rang, certains footballeurs sont allés voir en Chine si l’herbe était plus verte. L’herbe, peut-être pas, mais les billets, sans doute. Les joueurs, pourtant souvent adeptes de la langue de bois, le savent, inutile d’invoquer le challenge sportif ou le goût d’une nouvelle culture : ce sont les salaires mirobolants offerts par l’Empire du Milieu qui attirent ces joueurs avides de « mettre leurs familles à l’abri ». Une tendance qui s’amorce depuis quelques années déjà et qui tend à se vulgariser. Décryptage.
 

 

 (Flickr)

 

La Chine n’est pas novatrice en la matière
 

Si la Chine fait beaucoup parler d’elle cet hiver, elle n’est pas la première à user de l’argent pour attirer des joueurs. Depuis des décennies déjà, toutes proportions gardées, des pays comme les Etats-Unis usent de leur pouvoir persuasif préféré pour attirer des stars dans leur championnat national. Hier, Pelé, Beckham, Raul. Aujourd’hui, Lampard, Gerrard, Drogba, Kakà ou encore Giovinco foulent les pelouses américaines. Les US n’arrivaient néanmoins pendant longtemps à n’attirer que des trentenaires en préretraite venu profiter des conditions de vie américaines. Sont venus ensuite les pays du Golfe. Très généreux en matière de salaire également, les championnats orientaux compensaient leur manque d’attractivité par l’argent, donc, mais aussi par le soleil et tous les services, maisons, voitures, chauffeurs…, que pouvaient permettre les montages financiers. Il y a deux ans, l’Inde, et son Indian Super League, est également venue s’immiscer dans ce monde en recrutant nombre de stars pour la création du championnat. Idée qui n’a pas fait long feu puisque, comme les Etats-Unis en leur temps, l’Inde n’a pu attirer que des retraités en quêtes d’un dernier challenge.  
Dans une moindre mesure, comment ne pas citer l’Angleterre ? L’affaire semble tout de même un peu différente puisque la réputation du championnat anglais n’est plus à faire. Seulement, des clubs de seconde zone semblent prêts à surpayer leurs recrues afin de compenser leur manque de compétitivité. Les clubs de Premier League ne regardent plus à la dépense et n’hésitent plus à recruter un joueur sans être sûrs qu’il s’agisse du profil adéquat. 
La Chine n’est donc pas la première sur ce marché des transferts insensés. Seulement, la Chinese Super League se distingue par ses sommes d’argent délirantes posées sur des joueurs qui sont censés être au pic de leurs carrières, entre 26 et 29 ans, à la manière des clubs anglais donc. Mais qui sont ces joueurs peu scrupuleux qui succombent aux offres asiatiques ?



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