Le journal satirique d'un étudiant anonyme du 14 février : les anonymes alcooliques

14/02/2016

 

Cher journal,

Cette semaine a été très chargée. En effet, tu n'es pas sans savoir que j'ai repris les cours depuis deux semaines à l'heure où je t'écris. Or, je viens de réaliser que je vais devoir me remettre à travailler ; constat difficile quand on sait que, pendant les vacances, je serais foutu d'être inscrit dans le Guiness Book comme le recordman du monde de la glandouille. De plus, il est compliqué pour moi d'admettre qu'il est nécessaire de bosser durement, dans un pays où se reposer sur ses lauriers semble être un slogan politique.
   Bref, lundi soir, après une journée bien remplie, je me rends à mon rendez-vous mensuel des anonymes alcooliques. Là où son quasi-homonyme, les alcooliques anonymes, permet à des gens qui boivent dans la vie de tous les jours de parler ensemble anonymement, la modeste association dont je fais partie permet à des gens qui parlent anonymement dans la vie de tous les jours de boire ensemble. Cette réunion, que ses membres ne rateraient sous aucun prétexte, conduit des gens qui ne se connaissent pas à faire comme si ils se connaissaient ; et ainsi à reproduire en miniature un semblant de société hypocrite. A la fois on picole, et à la fois on se fait des amis, que demander de plus ! D'autant que cette semaine, nous accueillions un petit nouveau, qui se fait appeler par son pseudonyme, Paul Bismuth, mais qui a du mal à cacher son passé d'ancien chef tortionnaire. Il a l'air de plus très porté sur la politique, et semble vouloir nous convaincre de nous engager contre l'actuel gouvernement. D'ailleurs, comme tout le monde était bourré, j'ai pu assister au pire débat politique depuis l'invention de la connerie par Christine Boutin. Tous paraissaient tellement cons que je n'avais même plus besoin de me rappeler mon QI de 262 pour me sentir intelligent. La comparaison a parfois du bon.



Lire la suite

Tags:

Please reload