Royaume-Uni : le Brexit dans toutes les têtes

Ce jeudi 19 et vendredi 20 février 2016 vont peut-être marquer à jamais le destin d’un pays : le Royaume Uni. Le premier ministre britannique est arrivé à Bruxelles où il va tenter de négocier un accord qui répond aux « besoins » du pays.
 

 (Flickr)

 

Le Brexit ?
 

Ce mot est devenu assez courant, il est formé du mot « British » et « Exit », signifiant « britannique » et « sortie ». Cette appellation est connue et est très utilisée par les journaux et tabloïds anglais. Il existe également une variante : le Grexit, qui cette fois vise la Grèce. Ces deux néologismes sont les noms donnés à la possibilité de l’exclusion d’un des deux pays de l’Union Européenne ou de la zone Euro.

 

Pourquoi est-il d’actualité ?
 

La question de l’appartenance britannique à l’Union Européenne remonte au moment ou elle rejoint la CEE (Communauté économique européenne) en 1973. Déjà à l’époque de nombreuses voix s’étaient élevées contre le fait de faire partie de cette « super-nation ».
Les raisons à cela sont nombreuses. Tout d’abord, l’aspect géographique. La Grande Bretagne est une ile, elle est ainsi « détachée » du continent européen. Cela ne semble pas nécessairement important aujourd’hui puisque le monde est connecté en permanence mais cela a nourri durant plusieurs siècles une forme de non-intégration à l’Europe ainsi qu’une mise à l’abri contre de possible invasions.
Il y a également l’aspect historique. Depuis la Renaissance, le pays s’est autoproclamé « arbitre » du continent européen. Ceci dans le but d’équilibrer les forces terrestres et d’éviter qu’un « super-pays » n'apparaisse, pouvant faire de l’ombre a l’Empire britannique naissant. L’exemple le plus criant fut au début du XIXème siècle avec la guerre quasi-permanente contre Napoléon.
Enfin l’aspect impérialiste est un facteur important. Le Pays a gardé des liens très important avec ses ex-colonies avec qui elle partage la même langue comme les Etats-Unis où avec qui elle partage une organisation intergouvernementale appellée Commonwealth. Celui-ci regroupe aujourd’hui 53 pays dont le Canada, l’Inde ou encore le Nigéria. A travers cette organisation, présidée par la reine, le pays tient à montrer qu’il existe encore sur la scène internationale et qu’elle a une connexion extra-européenne importante.
Tous ces aspects font que le pays à toujours eu une tradition eurosceptique, surtout chez les conservateurs, aujourd’hui au pouvoir. Poussé par le clan des europhobes, ainsi que par le parti anti-européen UKIP, David Cameron à décidé de clore la question une bonne fois pour toutes avec un référendum, l’une de ses promesses lors de la campagne de 2015. Les négociations actuelles vont permettre de savoir si le premier Ministre anglais fera la campagne pour le Oui ou pour le Non. Personnellement, il s’est toujours montré favorable au maintien du pays dans l’Union.



Lire la suite
 

Please reload