Iran : la volonté d'une ouverture progressive confirmée par le peuple

08/03/2016

Le week-end dernier avaient lieu les élections législatives en Iran, et la république islamique y a confirmé son renouveau politique entamé il y a trois ans avec l'élection de Rohani au poste de président.
 

(AFP)

Le 26 février dernier, les Iraniens se sont rendus aux urnes pour élire leur parlement. Dans un pays régi par la loi islamique mais avec un président désireux de réformer, ces élections sonnaient comme un tournant politique notamment à l'international. En effet, après un accord historique avec les États-Unis sur le nucléaire et une petite augmentation des libertés pour les Iraniens, ces élections devaient soit permettre aux forces de l’ayatollah Khamenei, les conservateurs, de reprendre le pouvoir, soit aux force du président Hassan Rohani de consolider l'ouverture progressive de l'Iran.

Pas de majorité

Selon les résultats officiels et définitifs publiés le lundi 29 février, les réformateurs et leurs alliés qui soutiennent le président Rohani ont fortement progressé face aux conservateurs mais aucun des deux camps n'obtient la majorité. En effet, les réformateurs, qui avaient en partie boycotté les législatives de 2012, n’avaient à l’époque obtenu qu'une trentaine de députés contre environ 200 députés conservateurs. Avec leurs alliés modérés, ils en auront au moins trois fois plus dans la prochaine assemblée. Il est également important de noter que la plupart des ultraconservateurs ont perdu leur siège au Parlement et que le président Rohani pourra, outre ses propres soutiens, compter sur les voix de députés conservateurs modérés sur certains dossiers ou réformes.


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