Edito - Loi El-Khomri : la vraie-fausse réforme

L’immobilisme français dans toute sa splendeur. La ministre du travail portera une loi devant l’assemblée nationale le 24 mars, et en attendant le gouvernement doit faire face à des manifestions des étudiants et syndicats. Un soulèvement pour s’opposer à une loi qui semble de toute façon nécessaire et inéluctable.
 

 (Fred Tanneau/AFP)


La loi El Khomri comme défibrillateur d’une économie en berne
 

En 2016, l’état de la France est de plus en plus critique, beaucoup plus que l’on peut penser. Tout d’abord la sacro-sainte croissance est en difficulté. Sur l’ensemble de 2015, le PIB de l’hexagone a progressé de 1.1%. Un chiffre certes positif mais qui reste faiblard surtout par rapport aux pays proches de l’Hexagone, puisque celui de l’Allemagne a progressé de 1.7% et celui du Royaume-Uni de 2.7%. Encore une fois au niveau du PIB, la France a été rattrapée, puis dépassée par son voisin d’outre-manche. Pire encore, ces 1.1% de croissance ne sont pas dus à l’action du gouvernement mais plutôt a l’incroyable baisse du prix du pétrole, et aux fluctuations de l’euro.

La croissance n’est pas le seul indice de cette baisse de régime. Un autre fait beaucoup parler de lui, c’est le chômage. Et dans cette matière, la France fait fort, très fort : le pays est embourbé dans un chômage de masse. Il n’existe pas de définition précise pour ce terme, mais il est traditionnellement utilisé pour décrire une hausse importante et continue du chômage, tout en prenant en compte le temps d’arrêt. Une partie importante des personnes sans emploi le sont depuis plus d’un an. Les deux majeurs problèmes en apparence sont donc le chômage et la croissance, les deux étant indirectement liés. Pour reprendre l’exemple de l’Allemagne et du Royaume Uni, ces pays ont des taux de chômage s’élevant respectivement à 6,2% et 5.1%, des chiffres pouvant faire jalouser François Hollande.


Lire la suite

 

Please reload