Allemagne : la politique de Merkel victime du populisme de l'AfD

Cette semaine avaient lieu des élections régionales dans trois régions allemandes : en Rhénanie-Palatinat, en Bade-Wurtemberg et en Saxe-Anhalt. Trois Land très différents socialement parlant, qui livrent tous une indication primordiale : la percée du parti AfD (Alternative für Deutschland), qui se revendique de droite en reprenant des idées extrêmes.
 

 (Wikimedia Commons)

 

Angela Merkel désavouée ?

A première vue, ces résultats pourraient signifier la fin de l’adhésion allemande à la question des réfugiés. Pays le plus ouvert d’Europe, les Allemands apparaissaient jusqu’ici très solidaires de cette cause. Nos voisins d’outre-Rhin seraient-ils eux aussi tombés dans le populisme de l’extrémisme ? Les résultats sont sans appel : 12,6 % en Rhénanie-Palatinat, 15 % en Bade-Wurtemberg et 24,2 % en Saxe-Anhalt, marquant une entrée fracassante dans ces trois nouveaux Land. L’AfD est désormais représentée dans la moitié des états de la République fédérale.Mme Merkel paie là sans doute le prix de ses déclarations concernant le « changement d’identité » de l’Allemagne, des paroles qui ont de quoi effrayer les plus réticents au multiculturalisme. Ouvrant aux quatre vents les frontières du pays, le sentiment de ne plus maîtriser l’afflux de réfugiés, couplé aux attentats sanglants de novembre dans la France voisine puis aux agressions dans la nuit du Nouvel-An à Cologne, a fait naître un sentiment de défiance quant à cette politique. La vérité est sans doute bien plus complexe, puisque cette explication mêle les réfugiés au terrorisme et que les fauteurs de trouble de la Saint Sylvestre n’étaient pas des migrants. Seulement, l’explication du vote extrême se trouvant souvent dans l’amalgame d’un certain nombre de choses, tous ces facteurs sont en corrélation.


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