Près de Dunkerque, les réfugiés vivent

Le lundi 7 mars 2016 a ouvert dans la périphérie de Dunkerque (Hauts-de-France) le premier camp de réfugiés aux normes internationales. Jusqu’ici, la population majoritairement kurde réfugiée dans la banlieue dunkerquoise (sur-)vivait dans un camp insalubre et boueux a quelques kilomètres de là. A la Grande Synthe, la situation s’améliore, mais un bras de fer avec l’état est rude pour maintenir le camp ouvert. Point sur la situation, et récits de vie dans ces camps.
 

 

Défier l'état, défier l'humanité

Les conditions de vie dans l’ancien camp du Basroch étaient inhumaines. Peu d’associations, des allées boueuses, des tentes déchirées. « Les familles faisaient des feux dans les tentes pour se réchauffer, explique un bénévole interrogé samedi sur le nouveau camp, imaginez ce qu’ils respiraient ». Un jeune irakien de 28 ans s’indigne : « Même un chien ne vivrait pas dans cette boue. Si un chien mourrait ici, les pays européens auraient réagis, mais nous, on est resté y vivre pendant plusieurs mois. »


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