Le journal satirique d'un étudiant anonyme du 19 mars : Retour aux affaires

20/03/2016

 

Cher journal,
 

La semaine dernière, j'ai failli à ma tâche, je ne t'ai pas écrit. Tel un lâche, je t'ai laissé affronter seul cette dure journée qu'est le dimanche, une dure journée où tous les thugs du 16e vont à la messe en se trouvant subversifs. Je te présente mes excuses, mais j'avais la grippe, et le virus me rendait aussi efficace devant une page blanche que PPDA sans ses dix-huit nègres. J'aurais très bien pu simplement t'écrire mon bulletin de santé. Ou l'ordonnance que mon cher médecin m'a procurée, après trois heures quarante d'attente dans une salle remplie du public de Michel Drucker. Mais j'ai préféré me reposer, pour tenter de revenir plus en forme ensuite. Du coup, j'ai plein de trucs à te raconter.
 

La semaine dernière, comme tout bon étudiant évoluant comme il peut dans une université de gauchistes, je me suis fait embarquer dans une manifestation pour le retrait. Ne m'étant que peu, voire pas du tout renseigné sur les événements contestataires prévus en France, je comprenais très superficiellement le sujet de la colère de mes camarades manifestants. De plus, à chaque fois que je posais la question du pourquoi de cette manif, on me répondait que si je ne savais pas, je n'avais rien à faire là. On m’invitait ainsi rapidement à retourner dans mon arrondissement de bourgeois et de me faire violer par les mâles de mon quartier, avant de me faire traiter de social-traître, une insulte dont je n'ai pas encore exploré toutes les subtilités. Ce n'est qu'en étudiant plus précisément le profil des manifestants que je me suis rendu compte qu'ils avaient tous un point commun majeur. Que ce soient les ouvriers ou les étudiants, tous sont des pauvres. Oui des pauvres, de simples pauvres, qui utilisent la contestation de rue pour en glander encore moins que d'habitude. Et ça se réclame des ouvriers d’antan ? Mais eux savaient travailler, ils connaissaient la valeur de l'argent et du travail. Aujourd'hui, avec tous ces droits sociaux que la gauche hypocrite et la droite prostituée leur ont cédé, ils ne foutent plus rien, et se plaignent dès que les gentils patrons veulent les faire travailler dix minutes de plus tous les trois ans.


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