Bruxelles, nouvelle victime de la barbarie

22/03/2016

Plusieurs explosions ont touché ce mardi matin l’aéroport et le métro de Bruxelles, causant la mort d’au moins 26 personnes. A peine plus de trois jours après l’arrestation de Salah Abdeslam, celles-ci montrent que la lutte contre le terrorisme sur le sol européen est loin d’être achevée.

 L'aéroport de Zaventem, à Bruxelles. Il s'agit d'un des deux lieux touchés par les attentats. (Wikimedia Commons)

 

Il n’aura pas fallu longtemps aux terroristes pour qu’ils prouvent à nouveau leur capacité à toucher les plus grandes villes occidentales. Tel un mauvais jeu de bingo, après Madrid en 2004, Londres en 2005 et Paris à deux reprises l’année dernière, c’est cette fois à Bruxelles, la ville qui est apparue ces derniers mois comme le cœur du réseau islamiste en Europe de l’Ouest, que de nouveaux attentats ont eu lieu ce matin.

Deux explosions à une heure d'intervalle

L’action des terroristes à Bruxelles a visé, comme à Londres et à Madrid, les moyens de transport. Un peu avant 8h30, c’est d’abord le plus grand aéroport de la ville, Zaventem, qui a été le théâtre de l’explosion de deux bombes, apparemment déclenchées par des kamikazes près des guichets d’embarquement. Une zone qui bénéficie pourtant d’une surveillance accrue depuis les attentats du 13 novembre dernier à Paris. L’aéroport a été fermé, évacué, et tous les vols annulés ou déroutés vers d’autres villes, alors qu’un premier bilan évoque onze morts et de nombreux blessés.Une heure après ce premier choc, c’est la station de métro de Maelbeek, proche géographiquement des institutions européennes dans le centre-ville, qui a à son tour été touchée par l’explosion d’une bombe. Selon un bilan provisoire des autorités, le bilan s’élèverait à « une dizaine de morts » et à des dizaines de blessés sur place. L’origine de l’explosion serait due à la présence d’un colis piégé dans la rame du métro à quai, sa détonation se faisant entendre dans les stations alentours Arts Lois et Schuman, ce qui a dans un premier temps laissé penser que celles-ci avaient également été visées par les terroristes. Peu après les faits, des précautions ont été mises en place, puisque toutes les lignes de métro bruxelloises ont été fermées et de nombreux trains qui devaient arriver dans la capitale belge ont reçu l’ordre de faire demi-tour.


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