Laissez-nous tranquilles #20 : En attendant la suite

22/03/2016

Disney a officialisé cette semaine la production du cinquième épisode de la saga "Indiana Jones", prévu pour 2019. Sans dire que ce nouvel opus sera de mauvaise tenue, la multiplication des suites de films culte ne ressemble pas à la meilleure chose qui soit arrivée à l’industrie cinématographique.
 

Un cinquième épisode d’Indiana Jones sortira dans trois ans. (Lucasfilm)


C’est reparti pour un tour ! Onze ans après le quatrième épisode (pas franchement réussi) de l’aventurier incarné par Harrison Ford, sa suite sortira dans les salles obscures. Evidemment, on ne sait pas à un stade si peu avancé de la réalisation quels seront les éléments composant cette nouvelle aventure, mais les faits sont là, et les fans plutôt satisfaits de la nouvelle. Comme pour "Star Wars", Disney utilise ici sa manne financière énorme pour sortir du placard les anciennes histoires et les remettre au goût de l’époque actuelle. Sa tactique s’est avérée payante pour l’ancien joujou intergalactique de George Lucas, dans une stratégie s’inscrivant, il est vrai, sur le long terme, avec une trilogie prévue quoi qu’il advienne de la première production. Ce modèle est d’ailleurs bien souvent viable, puisqu’on ne fait pas de suite à un film qui n’a pas attiré les spectateurs en premier lieu ! Toutefois, il ne faut pas se mettre en tête que chaque film à succès mérite une suite, et c’est peut-être ça le problème.

Des suites à la suite

2016 est une année riche en suites, que ce soient les blockbusters de « bataille superhéroïne » entre Batman et Superman, Iron Man et Captain America ; la renaissance des chasseurs de fantôme dans "Ghostbusters 2" ; ou encore le retour de Matt Damon en agent secret dans "Jason Bourne". Ce sont là plusieurs niveaux de « sequels » dépendant à chaque série de films, mais qui sont le résultat d’une réussite structurelle. Dans le cas de "Ghostbusters", l’épisode 2 remontant à 1989, le réalisateur Paul Feig aura la pression des anciens fans sur lui, alors qu’il a fait le choix de mettre en scène un quatuor exclusivement féminin et estampillé à 75% Saturday Night Live, la même émission qui avait lancé Bill Murray et Dan Aykroyd, les stars des deux premiers opus. On peut donc s’attendre à de nombreuses références à ces deux œuvres dans leur suite, l’un des ingrédients contribuant à la bonne tenue et au succès de ce type de « renaissance » filmique.


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