Marine Le Pen à l'épreuve de la politique extérieure au Canada

En déplacement d’une semaine au Québec, la présidente du Front National Marine Le Pen a essuyé camouflet sur camouflet, témoignant de la difficulté de l'extrême-droite à exporter ses idées politiques à l'étranger.
 

 (Wikimedia Commons)


 

Un accueil politique glacial
 

Particulièrement discrète dans le paysage médiatique depuis quelques mois, Marine Le Pen souhaitait capitaliser sur sa popularité grandissante en France pour aller tester sa nouvelle force de puissance politique tricolore à l’étranger. Pour cela, un déplacement d’une semaine au Québec, territoire où les expatriés ont voté à 6% en sa faveur en 2012, contre plus de 17% en France. Un territoire loin d’être acquis donc. Seulement, son objectif n’était pas seulement de séduire ce faible électorat (80 000 français sur tout le territoire canadien) mais aussi et surtout de parler aux politiques de cette puissance mondiale, membre du G8.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’accueil a été très froid. Boudée par le gouvernement canadien qui n’a pas accepté de la rencontrer, Marine Le Pen s’est également heurtée aux refus successifs de la Coalition avenir Québec, de centre-droit puis du Parti québécois, parti souverainiste qui s’est dit « aux antipodes du FN dans sa doctrine et ses propositions ». Seul un parti politique, de gauche, le Québec solidaire, a proposé une entrevue, par simple « humanisme » selon ses dirigeants. 
C’est un véritable échec pour Mme. Le Pen, qui gardait déjà un bien mauvais souvenir de sa dernière escapade outre-Manche, à New York, ponctuée de son fameux « Je ne parle pas anglais moi, je suis française ! »



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