En Israël, plus de transparence et moins de démocratie

27/03/2016

Le pays présenté comme la seule « véritable démocratie » du Proche-Orient et son premier ministre Benyamin Netanyahou continuent leur avancée dans l’autoritarisme. Une loi très controversée datant de février dernier témoigne de la dérive sécuritaire du gouvernement de l’Etat hébreu, entraînant toujours moins d’égalité.
 

 (Wikimedia Commons)

 

Deux grandes catégories d’ONG

 

Nombreuses sont les organisations non gouvernementales en Israël, de différentes orientations politiques et créées dans des buts divers. Le pays étant une démocratie, elles sont toutes légales, mais ne reçoivent cependant pas la même opinion de la part du gouvernement. Entre autres, les ONG de droite et d’extrême droite, pro-gouvernementale qui sont donc soutenues par ce dernier. Celles-ci ont pour vocation de soutenir la présence du peuple juif comme seul légitime sur les terres revendiquées par Israël, en comptant également les colonies installées au dehors des frontières parmi le territoire. De cette manière, elles rejettent la solution à deux Etats qui menacerait la sécurité intérieure du pays.

Face à elles, les ONG de gauche soutenues très souvent par les gouvernements européens et nord-américains sont essentiellement des organisations de défense des droits de l’Homme. Parmi elles, la plus connue « Breaking The Silence » dénonce les dérives du gouvernement. Elles sont qualifiées par celui-ci de taupes présentant un danger pour le pays. Fondée par d’anciens soldats des forces israéliennes en 2004, elle a pour projet de récolter des témoignages de ceux qui ont joué au cours de leur carrière un rôle militaire aux frontières et dans les territoires occupés. Ainsi elle met au jour, pour la population de son pays, les abus du gouvernement vis-à-vis du peuple palestinien.



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