Brésil : ça sent le roussi pour Rousseff

La présidente du Brésil Dilma Rousseff est devant une impasse : désavouée par l’ensemble de la classe politique, elle perd petit à petit tous ses soutiens. Même le retour remarqué de l’ancien Président Lula n’a pas suffi. Une procédure de destitution a même déjà commencé.
 

 (Wikimedia Commons)

 

Un contexte économique et social très difficile
 

Tout comme la plupart des pays sud-américains, sauf quelques exceptions comme le Chili, le Brésil souffre à la fois de maux économique et social. Dans le premier cas, le géant sud américain, fort d’une population de 205 millions, a une économie en berne, mais après des années de forte croissance, celle-ci s’est lentement affaissée au point de quasiment tomber en récession ; en 3 ans, elle est passée de 7.5% à 2%. Sa monnaie, le Real, à également baissé au profit du dollar, ce qui a accentué les problèmes économiques.

Sur le plan social, le plus grand pays d’Amérique latine reste relativement pauvre par rapport a certains de ses voisins. Ainsi en termes de PIB/habitant, le Brésil se trouve derrière le Chili, l’Argentine, l’Uruguay mais aussi le Suriname. Il faut ajouter à cela le fait que le pays souffre gravement des inégalités entre les plus riches qui s’enferment dans des quartiers de Sao Paulo et les plus pauvres qui s’entasse dans les tristement connues favelas. Enfin, le pays est également connu pour sa forte corruption, notamment avec les scandales politiques récents et l’affaire Petrobras. C’est dans ce contexte difficile que Dilma Rousseff, élue le 31 octobre 2010, est contrainte à gouverner, malgré une réélection réussie en 2014, mais de justesse, face à Aecio Néves, le leader de l’opposition.


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