Crise des migrants : premiers effets de l'accord controversé entre la Turquie et l'Union Européenne

09/04/2016

L’accord sur le rapatriement des migrants arrivés en Grèce depuis la Turquie est entré en vigueur lundi dernier. L’Europe a ainsi pu assister aux premiers départs durant ces derniers jours. Retour sur la situation une semaine après le début de sa mise en place.
 

 (Wikimedia Commons)

 

Le début d’un processus laborieux

 

Alors qu’une première opération de renvoi avait eu lieu lundi, transférant 202 migrants depuis les îles grecques de Lesbos et Chios vers les côtes turques, une seconde a été réalisée vendredi 8 avril. En une semaine, le nombre de rapatriés est donc porté à 327 et l’on ignore jusqu’à combien celui-ci pourra grimper. En effet, l’accord stipule que doivent être renvoyés vers la Turquie, toutes les personnes ayant traversé illégalement la mer Egée de la Turquie vers la Grèce à partir du 20 mars 2016, date de signature de l’accord entre L’Union européenne et la Turquie. On ne sait donc pas à combien s’élèvera le nombre de personnes concernées puisqu’à ce jour aucune limite de temps n’a été fixée pour cette entente entre les deux partis même si elle a pour but, à terme, de stopper l’arrivée clandestine des migrants en Europe en les dissuadant.

L’Europe veut par cet accord mettre fin à toute arrivée illégale et réguler sa situation. En effet, il est prévu que, pour chaque réfugié renvoyé, un autre pourra être transféré légalement en Europe, sous condition qu’il ait fait demande d’asile en Turquie tout en ayant jamais tenté la traversée vers la Grèce. L’UE prévoit, de cette manière, d’accueillir légalement 72000 réfugiés (nombre dérisoire comparé aux 2,7 millions de syriens présents actuellement en Turquie) tout en fermant la principale porte d’entrée vers l’Europe occidentale. Ainsi, et à partir de maintenant, toute personne essayant de se rendre illégalement en Grèce verra toutes ses chances d’obtenir un statut légal en Europe disparaître.


Lire la suite
 

 

 

Please reload