Idomeni, la faute à qui ?

19/04/2016

La frontière gréco-macédonienne a été témoin dimanche 10 avril d’affrontements et surtout d’une violente répression de la part de la police macédonienne sur quelques centaines de migrants. La petite république du sud des Balkans a vivement été pointée du doigt par certains pays européens et plus principalement par la Grèce.
 

 (Bulent Kilic/AFP)

 

Les faits

 

Depuis la fermeture de la frontière sud de la Macédoine il y a maintenant plus d’un mois, pas moins de 11 000 réfugiés de nationalités différentes se sont retrouvés bloqués dans un camp de misère du côté grec de la frontière, appelé Idomeni. Vivants dans d’épouvantables conditions et bloqués entre les deux pays, la tension et la frustration des migrants n’a fait que monter en plus du délaissement dont l’Europe a fait preuve à propos de leur sort. Suite à la formation du camp et au verrouillage des frontières, plusieurs révoltes et tentatives de franchissement en force sont survenues. Celles-ci ont toujours pu être maitrisées par les autorités macédoniennes, jusqu’au dimanche 10 avril où l’une d’entre elles a tourné à l’affrontement. Essayant de couper le grillage mis en place par la Macédoine et lançant des pierres et divers projectiles sur les policiers, les migrants se sont vu recevoir diverses grenades lacrymogènes et assourdissantes ou encore des tirs de balles caoutchoutées. Tout cela pour un bilan d’environ 300 blessés parmi lesquels on retrouve de jeunes enfants, principalement pour des problèmes respiratoires en raison des gaz lacrymogènes.


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