Srebrenica, 21 ans après : des mentalités qui stagnent

11/05/2016

La ville témoin en juillet 1995 du massacre aussi qualifié de génocide, orchestré par les serbes de Bosnie contre les musulmans bosniaques, ne parvient pas à se libérer des tensions ethniques. Les élections municipales qui auront lieu en octobre prochain devraient malheureusement voir les candidats jouer sur ces clivages pour appuyer leurs campagnes.

 (Crédits photo : Remembering Srebrenica)

 

La Bosnie-Herzégovine, connue entre autres pour le conflit qui a eu lieu au cours de la Guerre de Yougoslavie pendant les années 90, est aujourd’hui composée de deux entités dites non-indépendantes. Suite aux accords de Dayton en décembre 1995 qui mettent fin à la guerre entre bosniaques et serbes de Bosnie, le pays est scindé en deux, Republika Srpska (République des serbes de Bosnie) au Nord et à l’Est, et la Fédération de Bosnie-Herzégovine au centre et à l’Ouest du pays. Ces deux régions résultent directement des deux camps en opposition dans cette guerre qui a fait environ 200 000 morts entre 1992 et 1995. Parmi ces morts, 33 000 ont été causés par les serbes de Bosnie dans l’actuelle Republika Srpska, exclusivement contre les populations musulmanes de Bosnie, ce que l’ONU a qualifié de nettoyage ethnique et de génocide bosniaque. Symbole de cette triste page de l’Histoire, la ville de Srebrenica à l’Est du pays et majoritairement musulmane, où ont été tués 8000 hommes et adolescents en juillet 1995.

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