A Bethléem, la réalité du mur de séparation

21/06/2016

Huit mètres de haut, sept cent kilomètres de long. Le mur qui se dresse entre la Palestine et les territoires israéliens est un monstre de béton et de grillage. Considéré comme un moyen de protection par le gouvernement israélien, il a été déclaré illégal par la cour Internationale de Justice deux ans après le début de sa construction, en 2002. Décryptage.
 

 (Photos Cécile Lemoine)

 

Samir rage en nous emmenant en voiture près du mur qui sépare Bethléem, ville palestinienne, de Jérusalem située en territoire israélien : « Si ce mur est là, c’est à cause des musulmans. Ils n’arrêtent jamais avec leurs attentats ». Cette opinion est à comprendre par la religion de notre interlocuteur. Chrétien, il se sent menacé par les musulmans. En 2002, la région doit faire face à une recrudescence des attentats qui pousse le premier ministre Ariel Sharon, à élever des panneaux de béton de long de la Ligne verte (ligne d’armistice signée en 1949 entre Israël et la Cisjordanie). Le mur, tel que pensé par Sharon, se veut une « clotûre de sécurité », servant à protéger les citoyens israéliens des attaques palestiniennes. Pour les israéliens, le mur est transparent. « Les Juifs peuvent entrer et sortir comme ils le souhaitent selon les zones. Pas nous ».


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