Pour ou contre des primaires à gauche ?

12/01/2016

Lundi 11 janvier, Libération publiait un appel pour l’organisation d’une grande primaire à gauche avant 2017. Relayée par le quotidien, l’initiative émane de la société civile, d’intellectuels et d’artistes de gauche, tous souhaitant renouveler le débat politique et trouver un candidat commun à la gauche. Mais cette idée d’union de la gauche actuellement très divisée fait-elle sens dans le contexte actuel ? Faut-il être pour ou contre des primaires à gauche ?
 

 Daniel Cohn-Bendit fait partie des intellectuels signataires de l'appel (Wikimedia Commons)

 

Pour : une grande primaire des gauches et des écologistes

 

Face au blocage du système politique et des institutions, face à la « médiocrité de l’offre politique » et son « incapacité à se renouveler », face à la menace du FN, aux risques terroristes et à l’état d’urgence qui stérilisent le débat politique, les intellectuels de gauche se sont réunis autour d’une proposition : « d’abord un grand débat, ensuite un candidat ». La société civile fait donc appel à une « grande primaire des gauches et des écologistes ». Une initiative qui sort des cadres des partis pour mêler société civile et militants encartés pour dire haut et fort que la catastrophe politique en cours n’est pas une fatalité. Ce mode de désignation, salutaire sur le plan démocratique est la seule et unique manière de rassembler une gauche qui est en fait multiple. La situation politique actuelle est critique : l’extrême droite est plus puissante que jamais et cherche à asseoir sa domination en imposant les termes du débat sur de nombreuses questions. La droite quant à elle est fragilisée, divisée idéologiquement et à la recherche d’un leader dans laquelle s’incarner. Enfin, la gauche, ou les gauches, vont mal. François Hollande continue à poursuivre une ligne qui s’écarte des valeurs de son camp, favorisant les divisions. 


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