A Cologne, un début d'année agité

15/01/2016

Deux semaines après la nuit du Nouvel An à Cologne, retour sur des premiers jours de 2016 compliqués dans la ville allemande, où les spéculations sont allées bon train sur l’origine des agressions.
 

 La gare de Cologne (Wikimedia Commons)



Dans l’actualité depuis le 1er janvier, les nombreuses agressions survenues aux environs de la gare de Cologne dans la nuit du Nouvel An ont peu à peu laissé place aux éléments de l’enquête et à un débat politique dans les plus hautes sphères de l’Etat allemand.

Agressions et réaction

Les faits sont aujourd’hui bien connus : un millier d’hommes se sont massés sur la place de la gare à Cologne au réveillon de la Saint-Sylvestre, pour commettre des agressions diverses, particulièrement sur des femmes, prenant la forme de vols ou d’attouchements sexuels. Depuis, environ 560 plaintes ont été déposées à la police locale, dont 40% concernaient le second délit cité. Dans une ville qui va bientôt accueillir son carnaval début février, et qui est depuis le début de la crise des migrants en faveur de l’arrivée de ceux-ci en Europe, ces agressions ne pouvaient que laisser des traces importantes. En effet, le fait que la plupart des agresseurs du Nouvel An soient d’origine maghrébine a donné à ce fait divers une résonance nationale, relançant le débat sur la tolérance allemande à accueillir des migrants sur son territoire. La chancelière Angela Merkel, récemment consacrée personne de l’année par le magazine américain Times pour son opinion favorable aux réfugiés, a ainsi quelque peu changé son fusil d’épaule depuis le 1er janvier, en annonçant que tous les réfugiés condamnés à une peine de prison avec sursis n’auraient plus accès au droit d’asile en Allemagne – situation auparavant réservée aux personnes condamnées à une peine de trois ans de prison ferme.
Les agressions paraissent avoir totalement changé l’opinion de nombreux Allemands sur les migrants, alors même que ceux-ci pâtissaient déjà d’une image négative suite aux attentats du 13 novembre à Paris.

 


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