Monde : l'Iran est de retour !

2016 marque le retour d’un géant du Moyen-Orient dans la mondialisation : l’Iran.  Le pays a vu ses sanctions économiques, et par extension, diplomatiques et politiques être levées après de longues négociations sur son programme nucléaire.
 

 Hassan Rohani (à droite), en pleine interview (Wikimedia Commons)
 

L’Iran, un pays isolé pendant de nombreuses années
 

La nation perse n’était pas totalement isolée du monde mais elle devait faire avec de nombreuses sanctions économiques l’empêchant d’échanger avec le monde, ou bien encore de recevoir des investissements. Le pays était totalement coupé du circuit mondial actuel. Par exemple, 32 milliards de dollars étaient bloqués dans des banques depuis plus de 10 ans, sans que l’Iran ne puisse s’en servir. Le pays a également eu du mal à exporter son pétrole ou à importer des matières premières manquantes. La principale raison de son isolement par l’ONU était la recherche nucléaire. Le pays, selon le gouvernement iranien, voulait utiliser la technologie nucléaire à des fins purement économiques et énergétiques, comme c’est le cas dans de nombreux pays comme la Corée du Sud, qui possèdent des centrales mais pas la bombe.  Néanmoins, beaucoup de pays, dont Israël est le chef de file, suivie par les Etats Unis et beaucoup de membres de l’Union Européenne, suspectaient l’Iran de s’être approprié la bombe nucléaire à des fins militaires. Il suffit de jeter un coup d’œil à la situation géopolitique de la région, déjà compliquée avant le printemps arabe, pour voir que les deux pays sont des ennemis jurés, aussi bien Israël que l’Iran ayant fait le serment de détruire l’autre.
 

Après des années de tensions, de sanctions et de réunion tantôt en Suisse tantôt en Autriche, l’Iran et les Nations Unies se sont finalement mis d’accord sur le programme nucléaire. Celui-ci pourra être continué, mais très étroitement surveillé et diminué. Si les Etats-Unis, la Grande Bretagne ou l’Allemagne se sont félicités de l’entrée en vigueur du traité, celui-ci n’est pas au goût de tous les pays, particulièrement Israël, de nombreux pays arabes et, étonnamment, de la Russie, allié important de l’Iran.


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