La longue descente aux enfers d'Areva

Cela était censé être un fleuron de l’industrie française, mais cela a été  un échec... typiquement français. Là où les multinationales Safran ou Thales ont réussi leurs développements, Areva s’est écrasé en ayant les yeux plus gros que le ventre. Retour sur un feuilleton nucléaire à la française.
 

 

Juin 2001 : mariage entre Cogema, géant de l’enrichissement, et Framatome, géant de la construction de centrales nucléaires
 

Areva a vu le jour en 2001 suite à la fusion de Cogema et Framatome, réunis sous une même entreprise : Topco, qui a très vite changé son nom pour acquérir sa dénomination actuelle. Le but de cette fusion était de créer une entreprise qui serait numéro 1 du secteur mondial du nucléaire. En 2006 Technicatome, firme qui s’est spécialisée dans les réacteurs nucléaires de propulsion navale, rejoint le groupe et prend le nom de Areva TA ; la même année Cogéma prend le nom de Areva NC et Framatome prend le nom de Areva NP. Ces 3 filiales vont être le cœur de l’établissement nucléaire.

A la tête du consortium, une dame, Anne Marie Lauvergeon, surnommée « Atomic Anne ».  Elle a été nommée par Dominique Strauss-Kahn en 1999 au poste de présidente-directrice générale de Cogema avant de prendre la présidence d’Areva pendant 10 ans jusqu’en 2011. Son surnom lui vient du fait qu’elle souhaite développer l’entreprise en dehors de la France, dans un secteur pourtant extrêmement concurrentiel. Pour mener a bien ses opérations, Anne-Marie Lauvergeon s’appuie sur un réseau très influent de personnalités et politiques français.


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