Analyse : doit-on s'écarter des sondages ?

22/11/2016

2016, mauvaise année pour les instituts de sondages. La succession des surprenantes victoires du « out » au Brexit et de Donald Trump aux Etats-Unis a contribué à remettre en cause la fiabilité de ces méthodes de prévision des résultats, qui reposent pourtant sur des équations efficaces. A moins de six mois des élections présidentielles françaises, doit-on pour autant accuser les sondeurs et remettre en cause leur utilité ? Eléments de réponse.
 

 (crédits photo : Pixabay)


Personne, ou presque, ne les avait annoncés gagnants, mais ils ont défié les prévisions statistiques pour repartir avec le bouquet du vainqueur. Les doutes accompagnant leurs succès sont d’autant plus marqués que ces winners sont issus de tranches conservatrices des sociétés britannique et américaine, et que seule une minorité les avait vraiment imaginés si haut. Aussi inattendus qu’ils soient, les cas du Brexit et de Donald Trump ne sont pas uniquement deux évènements qui font figures de petits tournants dans l’histoire contemporaine. Ils ont déclenché des ires émanant de toutes parts contre des médias biaisés par une vision fermée d’un électorat ultra diversifié, et contre les instituts de sondage, incapables de prévoir la victoire de ces idéologies conservatrices dans deux puissances aussi importantes que les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Les premiers ont déjà fait leur mea culpa, à grands renforts d’éditos culpabilisants et de remise en cause d’un entre soi certes tout à fait relatif, mais que la grande majorité des journalistes a assumé sans broncher.


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